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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:43

Hier, pour la 51ème fois, Benjamin Bennet s'est assis, a pris un moment pour s'installer confortablement en lotus sur son coussin et à la 39ème seconde, il a souri. Il va rester ainsi 4 heures. Chacun sa quête. 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 15:15

Vous l'avez peut être vu sur mon calendrier : je vais faire deux " concerts à la maison ", qu'on appelle aussi " chantappart' " dans les semaines à venir. Dans un répertoire que j'intitule "Guillou pour les intimes", c'est à dire tout seul en formule guitare - voix, et plus précisément encore : un répertoire pas pour les enfants. Du coup, je me remets à répéter, à retravailler mon jeu de guitare, mes paroles, pour résensemencer les neurones, qui, au contraire de la pile Wonder ont une fâcheuse tendance à se rabougrir si on ne s'en sert pas.

 

Car bien sûr, j'ai eu le temps de m'habituer à être un "chanteur pour les enfants". Mais il y a toujours un petit bout de Gérard au fond de ma tête qui proteste : "Hé ho, ça va pas, tu me laisses tomber comme un vieux pneu, et la musique alors, et les rêves, et les... etc." Et il m'embête ce Gérard là. Parce qu'il sait bien que chanter pour les enfants ne remplit pas totalement ma vie d'artiste. Bien sûr c'est un grand bonheur. Bien sûr, d'une certaine façon ça m'a sauvé la vie en m'évitant de sombrer dans la déprime absolue, voire pire. Et même si j'ai essayé de repousser les limites du genre en y insufflant le plus de musique et de sens possible, sans perdre de vue la rigolade et le plaisir du jeu, et même si la formule en Trio avec mes deux potes Ewen et Favennec me ravit totalement, je ne me sens pas tout à fait complet.

 

Et croyez moi si vous voulez, c'est ma guitare qui me le dit : " Gérard, je sens bien que tu me relègues au rang de faire valoir quand tu chantes pour les enfants. Je suis juste là pour mettre de la couleur, pour te permettre de ne pas être tout nu, mais tu ne me laisses pas vraiment parler, ni chanter". Elle a raison. Car dès que je m'attaque à cet autre répertoire, je deviens autrement exigeant avec elle. Je me mets à règler le manche, à changer les cordes, à essayer de trouver le bon tirant, la bonne marque, bref, je recommence à chercher "le son". Le son : ce charme magique et indéfinissable qui tient à l'instrument lui même, bien sûr, mais aussi et surtout à son réglage, au type de jeu, à la souplesse ou la fermeté du médiator, à son angle d'attaque, à la façon de laisser ou pas résonner un accord ou une note, de lier ou pas les notes entre elles...Une infinité de paramètres qui reliés ensemble créent une pâte, une patte, uniques et font chanter l'instrument de manière personnelle. Et ce son parle au moins autant que les paroles, que la voix, parce qu'il recèle du mystère, même pour moi même. Et ce mystère de la musique traverse les murs subtils du coeur mieux que les mots qui portent du sens.

 

Je ne l'ai jamais dit, et je déballe tout aujourd'hui, je fais mon coming out : tout ça, quand je joue pour les enfants, je m'en contrefous. Avec les enfants, ce qui compte avant tout c'est le contact, c'est l'énergie et le plaisir du jeu. Il est sans doute des artistes qui savent les faire vibrer à partir du mystère du son, mais moi je me sers des mots, des histoires, et pour les plus petits d'images et d'objets, mais lorsque je joue "Balle Boule Bulle", par exemple, la guitare n'intervient qu'une ou deux fois. On s'en contrefiche. Ils sont heureux, et moi aussi, de les rendre heureux. 

 

Je me remets donc en quête du Graal, et si vous voulez, vous pouvez être une étape sur ce chemin: organisez donc chez vous dans votre salon ou votre garage un concert " Chantappart' ". Ça fera chanter ma guitare, et elle cessera peut être de me faire des reproches!

 

 

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Published by Gérard DELAHAYE
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 08:48

"La notoriété, c'est quand on remarque votre présence. la célébrité, c'est quand on note votre absence."

 

Georges Wolinski (1934 - 2015)

 

La phrase du jour (44)
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 10:10

Phrase de Sultan Ben Salman Al Saoud, astronaute de Space Shuttle. C'est au Palais de la Découverte que j'ai pris cette photo début décembre. Et ça tombe bien que ce soit un arabe, sans doute musulman, qui dise cette phrase si simple et si profonde. Comment peut on se déchirer autant sur cette minuscule miette d'univers ? 

 

Margaux me fait remarquer ceci, par le biais des commentaires : 

it's not the truth quote. 
It's : "On our first day un Space, we all pointed to our countries. By the third or fourth day we were all pointing to our continents. By the fifth day, we were aware of only one earth." 
- Sultan Salman al-Saud.

 

C'est affaire de nuances. 

La phrase du jour (43)
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 11:39

Je doute que les caricaturistes assassinés auraient apprécié qu'on chante autant la Marseillaise pour les célébrer. S'ils étaient patriotes, c'était au travers de leur  idéal pacifiste. Je suis persuadé que c'étaient des doux et des non violents, malgré la virulence de leur trait de crayon. 

 

J'ai déjà dit toutes les réserves que j'avais à propos des paroles notre hymne national : guerrier, agressif, d'un vocabulaire ancien, d'une autre époque. En revanche, la mélodie est très belle. J'ai donc essayé de proposer d'autres paroles. Je ne suis pas le seul : il y en a des centaines, peut être même des milliers de versions. J'ai donc écrit "La petite Marseillaise", un chant qui s'adresse à une fillette qui vit à Marseille, et dont les parents sont venus d'Afrique. Les couplets peuvent diviser, je le sais, mais ce sont mes convictions. Le refrain, en revanche, est rassembleur, et se contente de reprendre des symboles républicains: Liberté, Egalité, Fraternité, avec une allusion claire aux trois couleurs de notre drapeau : bleu, blanc, rouge. 

 

 

Et si vous le souhaitez, regardez et écoutez la version complète...

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 11:37

Gérard Delahaye propose un refrain moins guerrier, et qui reprend les symboles de la république : Liberté, égalité, fraternité, bleu, blanc, rouge.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 08:30

I had a dream ! J'ai fait un rêve ! Aujourd'hui on s'était tenu la main, aujourd'hui on s'était tenu le cœur. On avait ri au milieu de nos larmes, on avait pleuré dans des éclats de rire. On s'était montré à nous mêmes que les mots avaient un sens, liberté, fraternité, que ce pays pouvait se rassembler et résister. Aujourd'hui on était tous ensemble autour de ce rêve, de cette vision, une vraie démocratie où tous se respectaient et allaient même jusqu'à s'aimer, se parler sans se connaître.

 

Dans mon rêve, des millions de gens s'étaient rassemblés pour défendre un lieu dont ils ne savaient même pas qu'il existait, un lien qui les rendait libres, une goulée d'air frais qu'ils respiraient sans le savoir, avant. Il avait fallu du sang, des balles, de la haine, pour enfin revendiquer la vie, la paix, l'amour.

 

Et dans mon rêve cette rencontre sans précédent de notre France avec elle même s'était passée autour d'un petit journal de rien du tout, une feuille de chou que la plupart trouvaient au mieux insignifiante et au pire obscène, un canard bon à jeter à la poubelle, avec à peine quelques dizaines de milliers de lecteurs : une minuscule goutte d'eau. Mais voilà que cette goutte d'eau avait provoqué un déluge. Soudain l'unité existait, soudain on savait autour de quel soleil tournait notre cœur. Des siècles de conquêtes lentes, obstinées, violentes, se jetaient comme des milliers de ruisseaux dans le grand océan d'un rêve humain, vivre ensemble, en paix, côte à côte dans le même pays. Nous venions de prendre conscience de ce qui était en jeu, de ce qu'on voulait nous dérober : le rire, la légèreté, mais aussi la profondeur, la liberté de se moquer de tout, la liberté de chanter, de crier des gros mots, de sauter en rigolant dans les flaques, La liberté de ne rien respecter de ce qui voudrait se mettre hors de portée des quolibets et de la critique. La liberté aussi d'être et de vivre ensemble quelles que soient les différences.

 

Demain bien sûr les politiciens se disputeraient les morceaux de cadavres. Demain on se chamaillerait encore, on critiquerait, on râlerait. On marcherait encore dans des chemins escarpés et arides, mais on n'oublierait pas cette vision fugitive. Une vallée verte et fleurie de sourires. Une place immense où les hommes et les femmes se tiennent les mains.

 

J'ai fait un rêve et soudain, j'étais fier d'être français.

Photo Paris Match

Photo Paris Match

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 09:00

Le gaz de schiste est épuisable. La musique, non. (C'est pour justifier mon titre, combattif !). Pour preuve, et dans la droite ligne de ce que j'écrivais hier sur la chanson parfaite, cette vidéo de Bobby McFerrin en scène avec le Quatuor Grupa MoCarta. Un bonheur absolu, où l'on a droit à "Samba de uma nota so" eur wec'h al.

 

Et je vous propose une autre vidéo du même McFerrin, qui vous explique la "gamme pentatonique". 

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 09:10

La chanson parfaite, c'est l'alliance intime du chant, de la mélodie, de la musique, du texte, du son des mots, du sens. Une alchimie mystérieuse et surprenante par son évidence une fois qu'elle apparaît. Et il n'y en a pas tant qui puissent entrer dans ce panthéon. Tous les singing heroes (dont je fais partie, bien sûr) la quêtent comme le Graal, mais peu arrivent à en pondre ne serait ce qu'une dans sa vie. Et en tout cas, ce n'est pas l'auteur ou / et compositeur qui en juge. 

 

"Samba de uma nota so" je la connais depuis longtemps, bien sûr, mais je n'avais pas saisi sa plénitude jusqu'à ce qu'on me traduise les paroles (merci Nadège!). J'aurais voulu trouver une vidéo d'Antonio Carlos Jobim en solo, mes recherches n'ont rien donné. Mais la chanson reste, et je vous livre le texte en brésilien et la traduction, non pardon, l'adaptation, qui n'est pas une traduction littérale mais qui est assez réussie. L'addaptateur est Eddy Marnay. Et je déguste la métaphore : "mélodie / amour, beaucoup de notes, beaucoup d'amoureuses, mais là, une seule note..."

 

Oups ! Problème ! La Sacem me dit que l'auteur est : Ra Mendonca Newton Ferrei et le compositeur : Tom Jobim, et antonio Jobim est cité comme interprète. Holà : ils se sont donc mis à plusieurs pour créer cette petite merveille. Ça ne diminue pas mon plaisir, au contraire. Que des humains soient capables de se réunir ainsi autour de la beauté, c'est un miracle. 

Eis aqui este sambinha

feito numa nota só.
Outras notas vão entrar,

mas a base é uma só.
Esta outra é conseqüência

do que acabo de dizer.
Como eu sou a conseqüência

inevitável de você.
 

Quanta gente existe por aí que fala tanto e não diz nada,
Ou quase nada.
Já me utilizei de toda a escala e no final não sobrou nada,
Não deu em nada.


E voltei pra minha nota

como eu volto pra você.
Vou contar com uma nota

como eu gosto de você.
E quem quer todas as notas:

ré, mi, fá, sol, lá, si, dó.
Fica sempre sem nenhuma,

fique numa nota só.

 

Sur un doigt, sur une note
Je t'écris cette chanson
Et plus tard quand d'autre notes
A la suite me viendront
Ell's seront la conséquence
D'un piano de troubadour
Comme tu es la conséquence
De tous mes rêves d'amour

Les gens passent trop souvent leur temps à se parler j
usqu'au délire

Pour ne rien dire
On a pas besoin des arabesques de la gamme pour traduire
Ce qu'on désire


Il suffit d'une seule note
Qui se couche sous mes doigts
Je caresse cette note
Comme je te caress' toi
Et qui veut toutes les notes
Ré mi fa sol la si do
Reste seul sans une note

A pleurer sur son piano


 

Au passage, anecdote : un ami me demande l'an dernier de l'accompagner à la guitare sur cette chanson, qu'il voulait chanter pour l'anniversaire de sa mère. J'ai batifolé un peu comme le lièvre de la Fontaine, en me disant : Gérard, à l'oreille, pas de problème, tu vas choper ça en quelques minutes. Erreur fatale ! quand je me suis colleté avec les accords, j'ai ramé comme jamais, et me suis vautré lamentablement au jour J. La prochaine fois, je me méfierai plus d'Antonio Carlos Jobim, ou (Tom Jobim ?) ce pervers de l'harmonie. 

 
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 22:23

Trêve de grands discours et de problématiques tordues, je craque littéralement pour cette vidéo de OK Go, j'imagine le c'havail colossal qu'elle a demandé pour nous offrir ce feu d'artifice de légèreté, d'insouciance, de joie, de sourires, de couleurs. Une merveille ! Hé oui, je débarque, alors qu'elle a déjà des millions de vues, mais on comprend pourquoi !

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