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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:39

Hé les amis ! voici quelques nouveaux échos sur l'album qui est  paru début octobre, plutôt très bien accueilli dans l'ensemble. La plus récente : Une chronique parue dans le N° 143 du Cri du Coyote (hiver 2014) signée Serge Moulis. Vous remarquerez que nous sommes en bonn compagnie : Johnny Winter, Rory Callagher, excusez du peu !

EDF Route 66 : la presse

On ne va pas tarder à crier au génie... Ci dessous un nouvel article dans Le Peuple Breton, de Pierre Morvan, et dans Trad Mag signé Philippe Cousin.

 

 

EDF Route 66 : la presse
EDF Route 66 : la presse
EDF Route 66 : la presse

Sur le site http://jenolekolo.over-blog.com/ un article signé Daniel Labeyrie :

 

 

EWEN-DELAHAYE-FAVENNEC

 

« Route 66 »

 

Les revoilà, nos trois lascars, ils nous reviennent avec leur quatrième album particulièrement réussi. Nos trois bretons roulent leurs bosses déjà depuis fort longtemps mais quelle fraîcheur, quel enthousiasme, quelle joie de vivre.

 

Avec eux, la vie se savoure avec lucidité que ce soit à vélo de village en village « Onion Johnny » , en chantant dans les bars, les hangars, les chapiteaux, derrière les barreaux...

 

Il n'empêche qu'il faut appeler le « Chaman » pour retrouver les liens défaits qui nous éloignent du « vent de la plaine, des ruisseaux, des fontaines … ». Retournons « Dans le cœur de la baleine » pour retrouver les valeurs que nous avons oubliées.

 

La malheureuse « Madame Winchester », veuve de l'inventeur, recueille les fruits de la sinistre invention de son mari : pas étonnant que des hordes de fantômes lui mènent la vie dure !

 

La délicate reprise de « Mull of Kintyre » n'occulte pas la rage contre la disparition du bocage de « l'Amazonie jusqu'aux Landes Bretonnes ».

 

Les douze chansons habillées de nuées d'instruments acoustiques font de cet opus un antidote à la morosité ambiante .

 

Si le trio EDF passe par chez vous, allez les voir, je vous garantis que vos idées noires seront anéanties dès la première chanson.

D'autre part, je ne résiste pas, en ancien germaniste, à la tentation de vous transmettre un article ancien, mais savoureux, paru sur le site allemand breizh.de, et qui loue les qualités musicales de notre Trio. Je le mets en fin de file, allez voiur ci dessous. Je vous le traduirai dès que je trouve le temps.

COPIE D'UN ARTICLE PARU EN 2007 SUR LE SITE BREIZH.DE

 

Das ist ziemlich genial, was die drei Senioren der bretonischen Musikszene hier als Album "Tri Men" präsentieren. Zugegeben, wer kein Französisch versteht und wer noch nie in der Bretagne war, dem wird mancher Witz und die eine oder andere Anspielung entgehen. Aber die musikalische Qualität und Vielfalt der CD allein lohnt schon die Anschaffung. Melodiöses im Dreigesang der "tri men" und ausgetüftelte Arrangements, die immer auch viel Platz lassen für Anmerkungen und live-anmutende Einfügungen zwischen Folk, Chanson und Folk-Rock.

 

Die "drei Felsen", Urgestein der bretonischen Musik, deren Anfänge weit zurück in den 70er Jahren liegen, sind seit über 30 Jahren auf den Bühnen in der Bretagne präsent - und das kann man deutlich hören. Selbst das Studioalbum hat Live-Qualitäten, was die Darbietung sowie den sprachlichen und musikalischen Witz angeht.

 

Thematisch bewegen sich die 14 Lieder des Albums zwischen romantischen Erinnerungen, sozialkritischen Chansons und äußerst unterhaltsamen Titeln, die zum Teil gut abrocken.

 

"Vieux Frère", der Opener der CD gedenkt der vielen gemeinsamen und getrennten Wege, die Patrick Ewen, Gérard Delahaye und Melaine Favennec in der vergangenen Jahrzehnten bereits gegangen sind, während die drei in "Sous l'hangar" dem typisch bretonischen Tanzevent "fest-noz" ein Denkmal setzen. Gesellschaftskritisch widmen sie sich in "La prison de Pontanezen" dem Schicksal eines Jugendlichen, der für einen sinnlosen Raubmord im Gefängnis von Brest den Rest seines Lebens verbringen wird. Der einzige englische Titel des Albums ist das vertonte Gedicht eines der Weggefährten des Trios. "Identity" stammt aus der Feder des jüngst verstorbenen bretonischen Poeten Youenn Gwernig. Ein weiteres vertontes Gedicht folgt mit "Spered an tan" (l'esprit du feu), einem bretonischen Liebeslied.

 

Sehr persönlich erinnern sich Ewen, Delahaye und Favennec in "Les belles années 70" an die gemeinsame Jugend und an die Aufbruchsstimmung, die in ihrer Jugend nicht nur in der bretonischen Heimat herrschte. Aber all das ohne Wehmut:

"Et nous voici bientôt en 2010
Un peu moins jeunes mais toujours beaux et toujours vifs
On s'en va toujours de la Bretagne à la Galice
Le monde est si grand plein de parfums et plein d'épices..."


 

Dass die drei aber auch ungeheuer komisch und witzig-unterhaltsam sein können beweist nicht zuletzt "Sur le port de Concarneau". Knapp sieben Minuten lang beschreibebt das Trio die Fahrt zu einem Konzert in Concarneau im Süden (!) der Bretagne im Jahr 1973 und die diversen Schwierigkeiten, die sich ihnen und ihrem 2CV, besser bekannt als Ente dabei in den Weg stellten. Ich erwähne hier nur die immense Gebirgsfahrt über die 370 Meter hohen Monts d'Arrée. Sieben Minuten beste Unterhaltung und wer genug französisch versteht, der wird selbt bei mehrmaligem Anhören kaum aus dem Lachen kommen.

 

Auf "Langonna", eine bretonische Adaption des Klassikers "Gloria" von Van Morrison in bester Folkrock-Tradition folgt "A la guerre, à la guerre" von Melaine Favennec, das in poetischen Worten harsche Kritik übt an der Unmenschlichkeit des Krieges, ein Kommentar zur Aufarbeitung des Algerienkrieges, die derzeit in Frankreich stattfindet. Das Schicksal der afrikanischen Flüchtlinge, die in ihrer Verzweiflung versuchen, das Mittelmeer zu überqueren, weil sie sich in Europa eine bessere Zukunft erhoffen, besingt "A Lampedusa" von Gérard Delahaye.
Zu Ehren der bretonischen Pipebands, der bagadoù hat Melaine Favennec den Titel "Sonneurs" geschrieben und "Pollution sollution" schließlich schlägt mit typisch bretonisch-keltischem Humor die Lösung unserer Umweltprobleme vor:

"Lasst eure Autos stehen
Geht zu Fuß
Ich verkaufe euch Schuhe
Ich bin Schuster..."


 

Um Kindheits- und Jugenderinnerung und um die Probleme gehen zu lernen wiederum geht es in "Faut qu'il aille und sogar einen Bonustrack bietet das Album : "Ballazeux" ist ein Live-Mitschnitt von einem Konzert in St Gravé und wir hören im Kontakt mit dem Publikum. Ein nettes Bonbon, aber nicht wirklich von Interesse für ein größeres Publikum. Vielmehr ein Bonus für diejenigen, die bei einem der Konzerte selber dabei waren.

 

W.R.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 08:37

Ou comment faire une chanson avec presque rien ! Quelques flocons légers qui tombent et fondent, laissant la place aux suivants, couche après couche...

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Noël - Une chanson
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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 14:11

Pablo Picasso, Marc Chagall, Amedeo Clemente Modigliani, Chaim Soutine, Charles Aznavour, Rachid Taha, Nicolas Sarkozy (hé oui!), Emmanuel Valls, Anne Hidalgo, Zinedine Zidane...Retournez tous chez vous et que la honte soit sur nous !

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Une chanson
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 08:00

« Regardez encore ce petit point. C'est ici. C'est notre foyer. C'est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d'amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d'espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l'histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.

 

La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d'une fraction d'un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d'un recoin de ce pixel sur d'indistincts habitants d'un autre recoin. Comme ils peinent à s'entendre, comme ils sont prompts à s'entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l'illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l'univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité - dans toute cette immensité - il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.

 

On a dit que l'astronomie incite à l'humilité et fortifie le caractère. Il n'y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue. »

 

— Carl Sagan, Pale Blue Dot: A Vision of the Human Future in Space

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 08:00

Si je me mélange un peu dans les numéros, c'est que je prépare des articles, et que mon ordi ou le serveur (si je le savais, j'avancerais d'un pas) refuse de lire les fichiers son que j'y intègre. Et du coup les articles restent dans la boîte "brouillons" en attendant une solution technique. Quel bazar l'informatique, y a de quoi se taper la tête par terre par moment !

 

Passons...Voici encore un extrait de cet album que j'aime beaucoup, mais toujours resté quasi dans les limbes vu que le producteur (Studio SM) refuse de le mettre en téléchargement. A-t-on déjà vu plus bête?

 

La musique est charmante, et pour faire la flûte sur mon DX7 j'ai passé un temps fou à travailler les contrôleurs midi : à l'époque, j'avais de la patience pour ça, c'était début 90, au XXème siècle finissant. Et quand même, ça ne vaut pas un vrai flûtiste avec un vrai morceau de bois troué et de vrais poumons.

 

Quant à l'histoire que je narre, c'est un petit récit / poème d'Yvon Le Men. On reste dans la famille.

Noël noël (5) : "La danse des flocons"
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 09:04

On continue la série de petits cadeaux (toujours du même album) avec cette chanson que j'ai faite avec Patrick Ewen : ce sont ses souvenirs d'enfance. Chevaliers et princesses sont au rendez vous, bien sûr !

Noël noël (4) Dans la lumière de l'hiver
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 09:14

Après avoir lancé il y a huit jours un pavé dans la mare en menaçant de quitter progressivement ma banque, le Crédit Mutuel de Bretagne, (Crédit Mutuel Arkéa) voir l'article précédent sur ce blog, j'ai rencontré deux des gestionnaires (le directeur de mon agence, et le directeur du secteur Rennes) .

 

Ils m'ont informé que le Crédit Mutuel Arkéa est une branche indépendante du CM-CIC, dont le siège est à Strasbourg. Arkéa est une fédération autonome de 3 banques régionales, Bretagne, Sud Ouest, Massif Central. Bien sûr ils n'ont pas épilogué sur les activités "à l'étranger" du CM-CIC. D'après leurs déclarations, la seule activité d'Arkéa ce sont les comptes de dépôts. Pas de secteur financier pur, donc, ni d'opérations parfois douteuses qui vont avec, notamment banques dans les paradis fiscaux. Je ne demande qu'à les croire. En fouinant sur le web, j'ai d'ailleurs lu un article des Echos qui montrerait que Arkéa se débattrait pour avoir plus d'autonomie.

 

L'amalgame selon eux est fréquent entre les deux groupes. Mais notons qu'ils appartiennent quand même à la même holding, sous le nom Crédit Mutuel, et c'est là que le bât blesse. Comment supposer qu'une même enseigne se dédouane totalement des agissements d'une de ses branches ? Changer de nom, et/ou couper le cordon me semblerait la bonne réponse.

 

En tous cas, ce qui est intéressant, c'est que ce genre d'action microscopique provoque de réaction immédiates, et n'est sans doute pas inutile, pour peu que ce soit relayé par les réseaux sociaux. Ne vous en privez pas si votre banque traficote ici ou là. Quelques milliers de personnes qui retireraient ne serait que 100 euros par mois pèsent d'un poids plus fort que les pétitions.

 

Ce qui n'empêche pas de les signer.

 

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 09:47

Jean-Michel Le Boulanger

Discours tenu lors des "Rencontres interrégionales des langues et des cultures régionales", au Conseil régional de Bretagne, le 26 novembre 2014, pour accueillir l'ensemble des délégations.

Nous sommes de Bretagne et du monde. Nous sommes français, citoyens de cette République qui est nôtre, nous sommes européens, nous sommes en fraternité avec tous les peuples de la terre.

Le temps me semble venu de lever des hypothèques, au nom d'une petite musique que nous trouvons belle, la musique de la diversité, du respect, de l'égale dignité de toutes les formes de culture. Notre Bretagne est ouverture aux autres et ouverture au contemporain. Notre Bretagne est de grand large, et son chant court au-delà des horizons.

Nous entendons ce que disent certains qui nous méconnaissent tant et qui nous jugent cependant. La Bretagne, notre Bretagne, serait close sur elle-même, sur son passé, frileuse devant les avenirs, se rabougrissant sur son identité. Les Bretons seraient « communautaristes », nous dit-on encore quand nous réclamons des droits qui semblent évidence en Allemagne, en Grande-Bretagne, en péninsule ibérique... Pire, l'écho de la collaboration d'une poignée de militants bretons avec la barbarie recouvrirait d'un voile brun toute déclaration d'amour à ce petit pays du bout du monde.

Ils font fausse route. Notre porte est ouverte, et nous les invitons sur les chemins de nos bohêmes. Notre Bretagne est un pays de vents. Un pays de ponts qui lient les rives de nos fleuves. Un pays de quais et de pontons qui invitent aux voyages et accueillent l'étranger. La Bretagne a toujours été terre rebelle, résistante face à l'oppression et les Bretons en grand nombre ont rejoint le camp de l'honneur quand le vol noir des corbeaux imposait son ombre sur les champs de nos pères. Ces coquelicots de la liberté, nous les portons haut à la mémoire.

Bretons nous sommes, de racines, de coeur et de désir aussi.
Français nous sommes, d'héritage, de volonté et de passion aussi.
Nous ne supportons pas, nous ne supportons plus que la France centralisatrice, la France jacobine, nous assigne à résidence du passé, nous entoure de ses préjugés et se contente de cartes postales aux tons sépias pour illustrer notre pays.
Nous ne supportons pas, nous ne supportons plus que notre République caricature la diversité, s'en méfie encore et n'ose s'engager avec vigueur et enthousiasme sur les chemins de la confiance.
Nous ne supportons plus que la France, notre France, ne s'engage enfin vers une décentralisation ambitieuse de son organisation administrative et politique donnant à ses régions – et à la Bretagne qui le souhaite si ardemment - les compétences et les moyens dont bénéficient toutes les grandes régions d'Europe.

Soyons justes. Notre critique ne s'adresse pas à la France. Elle s'adresse à quelques-unes de ses élites, dirigeants d'une technostructure si centralisée, replue de chiffres, de taux et de dogmes, qui, à grands coups de certitude et de morgue, persistent à penser la diversité comme un outrage à leur propre grandeur et toute régionalisation comme une atteinte à leur pouvoir.

Oui, le temps est venu de dire notre terre, pour chanter les vertus et les richesses du divers. Pour dire, surtout, que l'universel de la condition humaine demande des racines, toutes différentes, toutes entremêlées, et des rêves fraternels d'avenirs à construire. Être Breton est une promesse. Être Breton est un autre nom de l'universel.

Voilà ma conviction essentielle et le grand combat à mener au XXIe siècle : l'invention d'un humanisme de la diversité qui répondra aux fermetures des nationalismes. Un humanisme de la diversité adapté aux identités composites de notre temps, basé sur les droits culturels des personnes. Les pluriels sont si féconds quand nos racines sont rhizomes et nos langues, nos langues, sont toutes porteuses d'une histoire et d'une manière singulière d'être au monde, toutes porteuses aussi d'un universel de notre humaine condition. Ces langues, ces cultures, ces pluriels, aidons-les à vivre et à se transmettre.

Le sentiment d'appartenance à un territoire, en l'occurrence la Bretagne, est un levier essentiel de son développement. Laissons-le s'épanouir. Il est le terreau qui féconde les engagements citoyens, associatifs, collectifs. Il est plaisir et fierté parfois. Il faut être bien riche – ou vraiment très inconséquent - pour s'en priver. A une région abstraite, technocratique, dessinée sur une carte de papier, privilégions un espace vécu, rêvé, approprié, un espace de mobilisation. La Bretagne est bien plus qu'une région administrative. C'est un pays, un univers. Un désir.
Oui, c'est cela, la Bretagne d'aujourd'hui et sans méconnaître les risques des « identités meurtrières», le temps semble venu d'affirmer qu'il n'y a pas de fatalité au nationalisme, à la fermeture, à la nostalgie.

Être Breton, c'est être à la fois Breton, citoyen Français, Européen et humain, évidemment. Etre de Bretagne et du monde. Identités composites, identités plurielles. Qui parle de communautarisme ?
Être Breton, c'est à la fois être enraciné et être ouvert, aux autres, comme au contemporain. Qui parle de repli ?

Nous sommes de Bretagne et du monde, comme une évidence.

Ce projet humaniste des identités composites tranquillement affirmées est une réponse à tous les Eric Zemmour de la terre, qui clivent, qui expulsent et qui excluent.

Ce projet humaniste de la diversité est le nôtre. Nous souhaitons qu'il soit demain le projet de la France.

Ce projet humaniste est évidemment posé sur un socle culturel fécond.
Il ne peut y avoir de projet global de développement durable de nos territoires sans une présence artistique et culturelle intense.
Le poète Yvon Le Men résume parfaitement notre propos :
« A quoi servent les artistes dans ce monde qui préfère les chiffres aux lettres et dont la folie des chiffres menace de nous faire chavirer dans le chaos ?
Que celui qui n'a besoin ni de chansons, ni d'images, ni de poèmes, ni de romans, ni de films, ni de pièces de théâtre, ni de musique pour que se dise sa vie quand il ne sait plus la dire, pour que s'écoule son chagrin quand il ne sait plus pleurer, que celui-là tranche la gorge aux oiseaux.
Que celui qui n'a pas besoin d'artiste retienne ses larmes à jamais et brise par avance ses éclats de rire »

Ce projet humaniste viendra de nous. De nos expériences et de nos combats. Car nous le savons : contrairement aux affirmations trop souvent entendues en France métropolitaine, l'histoire a construit une grande diversité de réponses administratives et institutionnelles dans nombre de nos territoires – et tout particulièrement dans les territoires ultramarins. Mais la France ne sait pas suffisamment analyser ces expériences et s'en enrichir. Comme si elles avaient été concédées et n'avaient pas de véritable légitimité.

Ces journées ont le grand mérite d'aider à faire connaître, à analyser, et à mettre en perspectives ce divers, ses réussites, ses échecs et les conseils que vous, représentants de ces institutions, pouvez donner.
Ces journées ont aussi pour grand mérite de mieux fédérer ceux qui portent en eux, au plus profond de leurs actions, les vertus du divers, la chance des compositions bigarrées. En oeuvrant ensemble nous serons plus forts.

Pour conclure, un très court extrait de Moi, laminaire, d'Aimé Césaire :
« J 'habite une blessure sacrée
J'habite des ancêtre imaginaires
J'habite un vouloir obscur
J'habite un long silence
J'habite une soif irrémédiable
J'habite un voyage de mille ans ».

La Bretagne est un voyage de mille ans. J'ai l'honneur de vous y accueillir, au nom du Président du Conseil régional de Bretagne.
Merci à vous tous d'être là. Vous êtes ici chez vous.

Jean-Michel Le Boulanger

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 22:35

Quel bonheur votre album, à la fois léger et profond, alliant des sentiments, des idées, de l'humour, de l'amour, le temps qui passe pour nous tous, le temps qui continuent à passer dans vos vies riches et aussi notre Bretagne et ses racines qui font vos chansons, difficile de transcrire toutes ses sensations agréables, merci messieurs, que continue votre complicité sur scène (il y a quelques jours je vous applaudissais à Fougères et découvrais votre album) et dans vos vies, prenez soin de vous et pensez à boire... de l'eau sur scène. Merci pour ces sourires et bonheurs que vous nous apportez tout au long de vos chansons du nouvel album et des précédents Merci !

 

Sophie BB

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:18

Documentaire réalisé par Marc Bauder en 2013

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