Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 15:30

"Je te délivre du joug de l'emploi"

 

C'est Not qui la prononce, en gravant son nouveau nom sur le front de Dead.

 

Et c'est dans "Le Grand Soir", une oeuvre immortelle de Benoît Delepine et Gustave Kervern, avec deux zigotos agités: Benoït Poelvoorde et Albert Dupontel, punks jusqu'au bout des cheveux. Ces deux là, (les deux premiers) après "Louise Michel" et "Mammouth", s'en prennent une fois de plus méchamment à notre absurde monde cruel, qui ne mérite pas ça, le pauvre, tout dézingué défiguré qu'il est déjà avec ses zones commerciales pimpantes de déprime.

 

Et la phrase ultime, écrite en lettres arrachées à des enseignes: "We are Not Dead". Pas mal, non? Pour moi, c'est de la grande poésie révoltée!

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans La phrase du jour
commenter cet article
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 07:06

Festival d'Avignon: 1300 spectacles par jour! les rues envahies d'affiches, le piéton noyé sous les flyers, les parades des compagnies pour attirer le chaland...Je n'y avais pas mis les pieds depuis plus de trente ans. Je vous conterai une autre fois mes propres aventures, dont Avignon se souvient sûrement (il doit y avoir une plaque commémorative sur une entrée de bistrot) en l'an de grâce 1983, quand je m'enfuis après trois jours chassé par la chaleur (40° à l'ombre, pour un Finistérien, c'est pire que l'enfer!) et l'impréparation totale dans laquelle j'avais débarqué.

 

Comme le disait une des comédiennes au moment du salut: "il y a de la concurrence cette année sur le Songe". Il n'y a qu'à Avignon qu'on peut faire ça: assister à trois représentations du "Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare dans la même journée. C'est une pièce que j'adore et une gourmandise à ne se refuser sous aucun prétexte. Trois compagnies, donc, qui arrivent chacune avec sa version, ses espoirs, et se retrouvent à jouer quasiment ensemble, c'est dur dur pour elles, peut être, mais pour le spectateur, c'est un délice, car chaque interprétation est intéressante et surprenante.

 

Avec les vidéos ci dessous, vous allez très vite saisir les nuances d'interprétation. Pour ma part, j'ai atteint le 7ème ciel du spectateur avec la Compagnie Fracas d'art. Un jeu précis, drôle à souhait, dansant, chantant, un Puck extraordinaire dans son jeu corporel, félin, élastique et espiègle (Amira Walter Girard). Tout cela dans une scénographie très sobre, quelques planches et deux estrades.

 

 

Dans une salle à la clim' en panne, on souffre, on coule, on cuit, mais on tient le coup, car La Compagnie Pianocktail penche vers le boulevard, dans des costumes modernes. Ils ont pris le parti de suivre la pente coquine de la pièce, et dans le genre on rigole à gorge déployée.

La Compagnie Personae nous offre une version étonnante: une seule comédienne (Sylvie Adjdjed Reiffers) qui nous conte l'histoire à travers les yeux de Puck, et qui interprète tour à tour tous les personnages. La performance est intéressante, mais évidemment, quand on a vu les deux autres versions, on reste un peu sur sa faim. Concurrence, concurrence...

 

Le plus épatant à travers toutes ces lectures, c'est de voir comment cette pièce écrite il y a des siècles peut encore nous émouvoir, nous faire rire aux larmes, être réinventée de mille manières différentes, chaque fois rajeunie, vivifiée, jeune et vivante bien plus que des oeuvres créées cette année. Mystère et joie du génie : chapeau, William!

 

 

 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans coup de coeur
commenter cet article
26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 13:34

Cette fille doit avoir appris à chanter en écoutant les joueurs de uilean pipe ou de cornemuse, tant ses ornementations vocales sont précises.

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans coup de coeur
commenter cet article
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 07:22

Il vient de sortir ces jours ci. C'est un petit bouquin pour les enfants que j'ai écrit il y a quelques années, après avoir vu un documentaire sur "le Grand bond en Avant" de Mao.

 

Mon histoire raconte, à travers les yeux de Chang Ho, un jeune garçon, l'épisode où on a décidé d'éradiquer les oiseaux qui pillent les semences et les récoltes.

 

A la fin des années 50, Mao avait décidé réorganiser toute la société chinoise sur un principe collectiviste. Utopie menée par la terreur. Il lance de grands travaux qui associent tout le pays, industrie, agricultures, aménagement des routes, des fleuves...Le résultat de ce chamboulement à grande échelle, sans parler des catastrophes écologiques, fut une immense famine au début des années 60.

 

Yvon le Men, que j'ai rencontré il y a quelques jours me racontait que Frédéric II de Prusse, parce que les oiseaux dévoraient ses cerises, aurait ordonné de faire la même chose, avec le même résultat.

 

Vous pouvez même en feuilleter les premières pages en allant sur le site des Editions Pour Penser.

 

 

 

Les_mesanges_de_la_grande_marche.jpg

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans nouveau - histoires
commenter cet article
6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 21:43
Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans info
commenter cet article
28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 07:19

Oui, ça doit tourner autour du numéro 40...j'ai un peu de mal à m'y retrouver. Mais en voici une belle et j'étais là quand elle a été prononcée par Pascal Nègre, patron d'Universal Musique, un collègue en quelque sorte :

 

"A chaque seconde, 24 heures de vidéo sont mises en ligne sur Youtube".

 

Ça rend modeste, non?

La phrase du jour (40)
Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans La phrase du jour
commenter cet article
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 07:00

Parfois les chansons deviennent des histoires, allez savoir comment...Celle ci, je l'ai écrite après avoir vu un documentaire sur "La Grande Marche en avant": dans les années 50, le président Mao avait décidé que chaque année il y aurait de grands travaux pour faire progresser la Chine. Barrages, routes, agriculture, industrie...Un jour, on a décrété qu'il fallait exterminer les oiseaux qui pillaient les récoltes. Chang Ho est inquiet, parce que dans sa cour, il y a des nids de mésanges...Marie Fardet en a fait des illustrations très touchantes.

 

Cette histoire devient un vrai bouquin en papier aujourd'hui même, grâce aux éditions "Pour penser à l'endroit" (mais il en existe aussi une version numérique).

 

Et, merveille, par le miracle de l'internet, vous pouvez en feuilleter les premières pages ici:

 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans nouveau - histoires
commenter cet article
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:21

En cette époque de Mondial de foot, "Chair à Ballons" ce n'est pas seulement une chanson du Trio EDF ("Chair à canons" sur l'album Kan Tri Men). Des centaines de jeunes Africains se retrouvent abandonnés après avoir été envoyés en France, parfois avec la complicité financière de la famille, avec l'espoir de devenir des stars du ballon rond. "le foot est le concurrent de l'école". Le soleil ne se couche jamais sur l'Empire Football. C'est la traite des noirs version foot et version XXIème siècle.

Sur France Culture cette semaine, une série sur l'économie du foot, à écouter à 17h ou podcaster dans l'émission "Sur les Docks". Quelques histoires de réussite et de nombreuses histoires de dérives et d'échecs.

 

 

 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 07:31

Je ne la connaissais pas. Elle vient de disparaître. Mais ses poèmes restent!


Still I rise

You may write me down in history
With your bitter, twisted lies,
You may tread me in the very dirt
But still, like dust, I'll rise.

Does my sassiness upset you?
Why are you beset with gloom?
'Cause I walk like I've got oil wells
Pumping in my living room.

Just like moons and like suns,
With the certainty of tides,
Just like hopes springing high,
Still I'll rise.

Did you want to see me broken?
Bowed head and lowered eyes?
Shoulders falling down like teardrops.
Weakened by my soulful cries.

Does my haughtiness offend you?
Don't you take it awful hard
'Cause I laugh like I've got gold mines
Diggin' in my own back yard.

You may shoot me with your words,
You may cut me with your eyes,
You may kill me with your hatefulness,
But still, like air, I'll rise.

Does my sexiness upset you?
Does it come as a surprise
That I dance like I've got diamonds
At the meeting of my thighs?

Out of the huts of history's shame
I rise
Up from a past that's rooted in pain
I rise
I'm a black ocean, leaping and wide,
Welling and swelling I bear in the tide.
Leaving behind nights of terror and fear
I rise
Into a daybreak that's wondrously clear
I rise
Bringing the gifts that my ancestors gave,
I am the dream and the hope of the slave.
I rise
I rise
I rise.

En voici la traduction proposée par Patrick Mathelié-Guinlet :

“JE ME RELÈVE TOUJOURS.”

Vous aurez beau me rabaisser
Dans votre Histoire tissée de mensonges tordus et amers.
Vous aurez beau dans la boue me traîner.
Cependant, comme la poussière, toujours je me relèverai.

Est-ce mon toupet qui vous met en colère ?
Pourquoi par la tristesse êtes-vous submergés ?
Serait-ce parce que je marche comme s’il y avait
Des puits de pétrole dans mon salon ?

Comme la lune et le soleil,
Avec la certitude des marées,
Pareille à l’espoir qui plus fort renaît,
Toujours je me relèverai.

Auriez-vous souhaité me voir brisée,
La tête courbée, les yeux baissés,
Les épaules qui tombent comme des larmes,
Affaiblie par des sanglots remplis d’émotion ?

Est-ce ma hauteur qui vous déplaît ?
Et prenez-vous si mal le fait
Que je rie comme s’il y avait des mines d’or
Dans le sous-sol de mon arrière-cour ?

Vous aurez beau de vos mots me fusiller,
Vous aurez beau avec vos yeux me poignarder,
Vous aurez beau de votre haine m’assassiner,
Mais, semblable à l’air, toujours je me relèverai.

Est-ce mon sex-appeal qui vous offense?
Cela vous paraît-il si surprenant
Que, comme si j’avais un diamant
Entre les cuisses, je danse ?

Sortant des huttes honteuses de l’Histoire,
Je me lève.
Issue d’un passé enraciné dans la souffrance,
Je me lève.
Immense qui déborde, je suis l’océan noir
Dont la marée déferle et s’enfle.

Laissant les nuits de terreur loin derrière,
Je me lève.
Comme une aube merveilleusement claire,
Je me lève.
Apportant les cadeaux qu’ont donnés mes ancêtres,
Pour l’esclave, je suis un rêve d’espoir.
Je me lève.

Je me lève,
Je me lève.

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans coup de coeur
commenter cet article
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 06:50

L'Europe fait n'importe quoi. Tous des pourris.

                C'est pour ça qu'on s'en fout, et qu'on ne vote pas!

L'Europe est à droite. Dirigée par une majorité de droite.

                C'est pour ça qu'on s'en fout, et qu'on ne vote pas!

En Ukraine, des bureaux de vote dont interdits par les kalachnikov.

                 C'est pour ça qu'on s'en fout, et qu'on ne vote pas!

Dans toutes les dictatures du monde, on supprime le vote des citoyens.

                C'est pour ça qu'on s'en fout, et qu'on ne vote pas!

On en bave, on en chie, rien ne va comme on veut

                C'est pour ça qu'on s'en fout, et qu'on ne vote pas!

On râle, on se plaint, nos dirigeants sont des bœufs

                C'est pour ça qu'on s'en fout, et qu'on ne vote pas!

Depuis 1945, on aurait dû avoir une guerre ou deux.

                C'est pour ça qu'on s'en fout, et qu'on ne vote pas!

 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans coup de gueule
commenter cet article