Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:12

  Audur Ava Olafsdottir? Ben non, moi je ne connaissais pas. 

 

Allez, déjà pour s'en souvenir, de ce nom, il faut faire de gros efforts qui consomment un max de glucides dans le cerveau. Donc,  un grand merci pour commencer à la bibliothécaire qui l'a posé dans le rayon des nouveautés, et qui m'a ouvert la porte de cette fille, femme auteur, d'Islande. 

 

En tout cas, je vous conseille la lecture de "l'Embellie" (Editions Zulma, traduit de l'Islandais par Catherine Ejolsson) en ces temps de déprime. Car si les paysages qu'elle nous fait traverser sont grisailleux voire même noirs d'hiver, de pluie, de neige, de lave, elle nous insuffle une gaîté, une joie, un plaisir rare dans ce voyage initiatique autour de l'Islande. Sur la Nationale 1, la seule route qui fasse le tour de l'île, l'héroïne s'est lancée à suite de sa séparation surprise d'avec son époux, qui lui apprend que sa maîtresse attend un bébé, donc il quitte sa légitime. Mais il la quitte aussi parce qu'elle est "trop bizarre".

Mais voilà qu'en plus, elle qui ne veut surtout pas d'enfant, elle doit se charger du fils d'une voisine, un gamin de 5 ans quasi sourd et presqu'aveugle, de poissons rouges puis d'un chaton. Coup de bol, elle a gagné au loto, et peut s'engager sans souci dans ce périple vers nulle part, où elle va rencontrer pas mal de monde, et surtout des hommes. 

Et tout au long de ce road movie, une bonne humeur ravageuse, un humour léger et printanier, qui combat l'hiver, la pluie, la neige et la solitude : vous en sortirez aussi ragaillardis qu'après un bon sauna. Et moi, je m'en vais me procurer d'autres bouquins de cette fée du nord, en espérant qu'ils m'apporteront autant de sourires.  

Audur Ava Olafsdottir? Mais bien sûr, que je connais ce nom là. Ben non, moi je ne connaissais pas.

Merci à la bibliothécaire qui l'a posé dans le rayon des nouveautés, et qui m'a ouvert la porte de cette fille, femme auteur d'Islande. Allez, déjà pour s'en souvenir, de ce nom, il faut faire de gros efforts qui consomment un max de glucides dans le cerveau.

 

En tout cas, je vous conseille la lecture de "l'Embellie" en ces temps de déprime. Car si les paysages qu'elle nous fait traverser sont grisailleux voire même noirs d'hiver, de pluie, de neige, de lave, elle nous insuffle une gaîté, une joie, un plaisir rare dans ce voyage initiatique autour de l'Islande. Sur la Nationale 1, la seule route qui fasse le tour de l'île, où l'héroïne s'est engagée à suite de sa séparation surprise d'avec son époux, qui lui apprend que sa maîtresse attend un bébé, donc il la quitte. Mais il la quitte aussi parce qu'elle est trop bizarre. Et la voilà en plus, elle qui ne veut surtout pas d'enfant, qui doit se charger du fils d'une voisine, un gamin de 4 ans quasi sourd et presqu'aveugle, de poissons rouges puis d'un chaton. Coup de bol, elle a gagné au loto, et peut s'engager sans souci dans ce périple vers nulle part, où elle va rencontrer pas mal de monde, et surtout des hommes.

Et tout au long de ce road movie, une bonne humeur ravageuse, un humour léger et printanier, qui combat l'hiver, la pluie, la neige et la solitude : vous en sortirez aussi ragaillardis qu'après un bon sauna. Et moi, je m'en vais me procurer d'autres bouquins de cette fée du nord, en espérant qu'ils m'apporteront autant de sourires.  

Audur Ava Olafsdottir
Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE
commenter cet article
11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 07:50

Je n'ai pas fini de m'interroger sur ce serpent de mer insaisissable! 

 

Ce métier est bien plus qu'un métier. Bien sûr, il contient une partie d'artisanat : l'amour du travail bien fait, du polissage du détail, de l'équilibre de la forme. Disons que c'est la partie que l'on peut acquérir et/ou transmettre. Mais il y a avant tout l'engagement total et une recherche intérieure vers la perfection de l'expression. Cause perdue d'avance, puisque toujours approchée, jamais atteinte. Le parcours d'un artiste est aussi dangereux et incertain que celui de la quête du Graal: nul n'est sûr d'en revenir entier, ni même vivant, il y a sur le chemin des monstres, des sorcières, des jeteurs de sorts. Mais c'est tout ce qui fait le prix de l'aventure. 

 

L'élément que j'ai laissé dans l'ombre dans l'enquête de Wenger, c'est l'importance fondamentale de la formation sur le tas par rapport à la formation initiale. On apprend sur scène, on apprend en écrivant, en peignant, en dansant, bien plus que dans n'importe quelle école. C'est aussi ce qui rend ce métier si passionnant, et c'est ce qui permet de s'en remettre à l'avenir : je me lance et je fais le pari que suis assez costaud pour apprendre à voler pendant que je tomberai. 

 

Le talent n'est pas acquis une fois pour toutes. C'est une plante qui se nourrit du temps, de la vie, des rencontres, et surtout du travail. Mais selon moi la qualité première pour espérer voir se déployer son talent, et dont on parle peu, c'est de se sentir responsable de ce qu'on fait, c'est la meilleure façon de progresser. Etre réaliste et pragmatique, ne pas se bercer d'illusions. Ne pas rejeter la faute sur les autres: le public, les producteurs, les programmateurs, le marché pourri, le piston... Il y a des excuses à l'infini pour éviter de reconnaître qu'on n'est pas à la hauteur de ce qu'on croit être, ou qu'on ne travaille pas autant qu'il faudrait, ou qu'on s'est laissé blouser par un flatteur incompétent: on a tant envie d'être aimé!

 

Allez, au passage, une pause avec une chanson qui me tire des larmes...

 

Ce métier est bien plus qu'un métier. Bien sûr, il contient une partie d'artisanat : l'amour du travail bien fait, du polissage du détail, de l'équilibre de la forme. Disons que c'est la partie que l'on peut acquérir et / ou transmettre. Mais il y a avant tout l'engagement total et une recherche intérieure vers la perfection de l'expression. Cause perdue d'avance, puisque toujours approchée, jamais atteinte. Le parcours d'un artiste est aussi dangereux et incertain que celui de la quête du Graal: nul n'est sûr d'en revenir entier, ni même vivant, il y a sur le chemin des monstres, des sorcières, des jeteurs de sorts. Mais c'est tout ce qui fait le prix de l'aventure.

 

L'élément que j'ai laissé dans l'ombre dans l'enquête de Wenger, c'est l'importance fondamentale de la formation sur le tas par rapport à la formation initiale. On apprend sur scène, on apprend en écrivant, en peignant, bien plus que dans n'importe quelle école. C'est aussi ce qui rend ce métier si passionnant, et c'est ce qui permet de s'en remettre à l'avenir : je me lance et je fais le pari que suis assez costaud pour m'en sortir.

 

Le talent n'est pas acquis une fois pour toutes. C'est une plante qui se nourrit du temps, de la vie, des rencontres, et surtout du travail. Mais selon moi la qualité première pour espérer voir se déployer son talent, et dont on parle peu, c'est de se sentir responsable de ce qu'on fait, c'est la meilleure façon de progresser. Etre réaliste et pragmatique, ne pas se bercer d'illusions. Ne pas rejeter la faute sur les autres: le public, les producteurs, les programmateurs, le marché pourri, le piston... Il y a des excuses à l'infini pour éviter de reconnaître qu'on n'est pas à la hauteur de ce qu'on croit être, ou qu'on ne travaille pas autant qu'il faudrait, ou qu'on s'est laissé blouser par un flatteur incompétent: on a tant envie d'être aimé!

 

Je définirais le talent comme un mélange étrange de sensibilité artistique, alliée à un savoir faire technique qui permettra de transformer cette sensibilité en une forme originale et acceptable. Mais j'y ajouterai un élément qui est souvent négligé: le savoir faire humain et social, d'art du contact, de la publicité et de la vente. Sans parler de la chance, qui est aussi une étrange mixture de tous ces éléments, de hasard, de sens de l'à propos, d'acceptation joyeuse de l'inattendu. Coluche disait à peu près :"on dit que j'ai eu de la chance, mais si on parlait de tous ceux pour qui elle est passée, et qui n'ont pas su la prendre?".

 

La patience aussi en fait partie: constance dans les choix...Mais rien n'est absolu. Pour certains, le talent sera de savoir capter l'air du temps, jouer le jeu, et s'adapter sans cesse, je pense à Gainsbourg qui avait l'art de suivre les modes en s'en moquant et en gardant son cap profond. Mais à l'extrême opposé de Gainsbarre, il y a Brassens, qui n'a jamais varié d'un iota, n'a jamais dévié d'une forme d'un classicisme tel qu'elle défie les époques et les modes: c'est tout le paradoxe. Au final, donc, il n'y a pas de règle! Si tu penses avoir du talent, accroche toi, arme toi de foi et de patience, travaille, et un jour (peut être) tu auras du succès, et donc...du talent!    

Extrait du film de Pedro Almodovar "Parle avec elle", Caetano Veloso: "coucouroucoucou Paloma"

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans talent et succès
commenter cet article
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 08:34

C'est une belle utopie, qui bouscule nos conceptions de la valeur du travail. Le monde n'a jamais été aussi riche, les inégalités n'ont jamais été si importantes. Y aurait pas quelque chose qui coince? 

 

"Le droit de tout citoyen doit comporter le droit de ne pas travailler pendant de longues périodes tout en continuant à être payé, car cela contribue au développement de la personne."

André Gorse

 

Une pétition circule pour demander à l'Europe d'étudier cette question. Voyez la vidéo ci -dessous, et envisagez de signer cette pétition, qui n'est en réalité qu'un modeste début pour que l'Europe puisse envisager de commencer à réfléchir si elle pourrait se poser cette question.  

 

 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans humeur
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 08:27

Je suis souvent frustré par les enregistrements publics, mais cette fois, Jean Grégoire Mekhitarian faisait le son. Il vient de m'envoyer les fichiers. C'est donc un extrait du concert solo (voix guitare) donné en avril au Café de la Rue à Bruxelles. Ici : Sainte Marylin des Losers.

 

Pour les guitaristes, une fois qu'on a le truc, rien de plus facile : l'accord de guitare est un genre d'open de Do : le Mi grave est descendu en Do. Il n'y a que deux accords, Do et Fa. 

 

Désolé pour le look tristoune du lecteur, c'est archive-host qui m'héberge, et s'ils font de gros efforts pour l'ergonomie de leur site, ils n'ont pas l'air pressés de modifier leur design pour la musique. 

 

 

 

 

 

 

Sainte Marylin des Losers

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans Concert live
commenter cet article
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 07:35

Où l'on entrevoit le gouffre qui existe entre le reflet public d'un parcours d'artiste et la réalité vécue en recherche, entre le mythe et la réalité, entre la gloire et le bonheur. 

 

Sur l'engagement dans le jeu: "La mise à l'abri des artistes est fondamentale. Il vaut mieux se rapprocher du style que des viscères"

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE
commenter cet article
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 18:24

Vous pouvez télécharger gratuitement cette partition en écrivant un mail à dylie@wanadoo.fr avec le sujet "partition". Vous recevrez un lien de téléchargement. 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans partition
commenter cet article
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 07:18

Bientôt le mois de juin, les commémorations. Au passage, nous serons (nous c'est le Trio EDF, of course!) à Sainte Mère l'Eglise le 8 juin. Les plages de Normandie, c'est une chanson qui a du sens dans ces époques et qui en aura encore plus l'an prochain, pour la commémoration du débarquement et de celle qui devait être la Der des Der . 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE - dans Grilles d'accords
commenter cet article
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 07:05

J'ai croisé sur facebook cette vidéo de Bernard Simard, chanteur québécois, chantant "le petit soldat". Il l'a apprise d'Eric Beaudry, autre chanteur québécois...qui l'a apprise de? et à l'origine, c'est moi qui ai fait cette chanson, au début des années 70, à la manière d'une ballade traditionnelle. Tellement "à la manière de" qu'elle en devient traditionnelle pour de vrai.

Ce qui est étonnant, c'est que je dois participer à un projet avec Bernard Simard dans les mois qui viennent, autour du groupe Imosima...Jung nous parlerait de synchonicité. disons juste: coïncidence.

 

 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE
commenter cet article
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 21:29

Je découvre depuis quelques semaines Philip Roth, écrivain juif américain, et si je dis juif, c'est que cette appartenance est à la base de son oeuvre. J'en vois plein qui ricanent : "oh, trop la loose! i' connaissait même pas Philip Roth!". Ok, il semblerait que je sois un des derniers incultes...Mieux vaut tard que jamais! ses romans sont passionnants à toutes les échelles: le récit, le style, la construction. Je vous recommande en particulier Le complot contre l' Amérique, une fiction politique qui réveille pas mal d'échos avec la période actuelle en France.

Mais ici, juste pour rire, pour la blague et le plaisir du vocabulaire, un petit extrait de La tache (et non pas la vache!) sur le bonheur absolu d'être un bovin femelle. Vous pouvez l'agrémenter de l'écoute de ma célèbre chanson "Vache grosse vache", qui apporte au propos une dimension quasi métaphysique.

Luxe calme et volupté des vaches
Luxe calme et volupté des vaches

"...Les vaches couleur crème, aux vastes flancs dansant pareils à des vaisseaux, aux panses en barrique, aux pis gonflés de lait, boursouflés jusqu'à la caricature; les vaches sans souci ni conflit, qui se mouvaient lentement, chacune d'entre elles une industrie lourde de six cent kilos et plus, une usine à plaisir, des bêtes aux grands yeux pour qui mâcher à un bout de leur corps la nourriture dispensée par une mangeoire tandis qu'on les suçait à l'autre par quatre, oui quatre, infatigables bouches mécaniques- pour qui cette stimulation sensuelle par les deux bouts n'était que leur droit au plaisir. Chacune d'entre elles baignait dans son existence bestiale béatement exempte de spiritualité: gicler, ruminer, chier, pisser, brouter, dormir - telle était toute leur raison d'être...De temps en temps, un bras humain dans un long gant de plastique plonge dans le rectum pour retirer le purin, puis, en suivant la paroi rectale, guide l'autre bras pour introduire un fusil-seringue jusqu'aux canaux reproducteurs et y déposer du sperme. De cette façon, les vaches procréent sans être importunées par le taureau, elles sont dorlotées jusque dans leur grossesse, puis assistées quand elles mettent bas même par des nuits de blizzard où le thermomètre descend au dessous de moins dix. Tout ce que la chair offre de plaisirs, y compris celui de savourer tout à loisir, à pleine bouche, leur interminable rumination. Peu de courtisanes auront aussi bien vécu, sans parler des ouvrières..."


 

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE
commenter cet article
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:43

Elégant et subtil, délicat et gracieux: des adjectifs que je n'aurais pas cru convenir pour une gavotte.

Yann le Corre et Faustine Audebert

Repost 0
Published by Gérard DELAHAYE
commenter cet article