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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 08:53
Pour accompagner votre spleen, en ce jour de 11 novembre parfaitement gris et automnal, voici une version de "Tous les morts sont ivres", un poème de O.V. de L. Milosc que j'ai mis en musique, et que je préfère intituler "Lofoten", c'est plus parlant. A l'origine, c'était dans le spectacle "Vers l'extrême Nord du monde", que nous avions créé au début des années 90, avec Yvon le Men et Patrik Ewen. (On a repris ce spectacle l'an dernier, il sera joué à Vannes le 12 mai 2011). Et la chanson s'est retrouvée dans l'album "La Ballade du Nord Ouest". Poème d'une noirceur sans fond, comme une grande partie de l'oeuvre de ce poète, d'ailleurs. Mais sa noirceur fait toute sa beauté.

Encore une fois : c'est enregistré en concert. En écoutant , je me rends compte que le son est un peu bizarre et tremblote, problème de transfert numérique? Je vous conseille quand même d'écouter ça sur des enceintes de plus de 2cm de diamètre...Avec le recul, si je le trouve insupportable, je l'effacerai ! 

 

TOUS LES MORTS SONT IVRES ( LOFOTEN)

Paroles: O.V. de L. Miloscz

Musique: Gérard Guillou-Delahaye

 

Tous les morts sont ivres de pluie vieille et sale au cimetière étrange de Lofoten

L’horloge du dégel tictaque lointaine au cœur des cercueils pauvres de Lofoten

Et grâce aux trous creusés par le noir printemps les corbeaux sont gras de froide chair humaine

Et grâce au maigre vent à la voix d’enfant le sommeil est doux aux morts de Lofoten

 

Je ne verrai très probablement jamais ni les morts ni les tombes de Lofoten

Et pourtant c’est en moi comme si j’aimais ce lointain coin de terre et toute sa peine

Vous disparus vous suicidés vous lointaines au cimetière étranger de Lofoten

Le nom sonne à mon oreille étrange et doux vraiment dites moi dormez vous dormez vous?

 

 

Tu pourrais me chanter des choses plus drôles beau claret dont ma coupe d’argent est pleine

Des histoires plus charmantes et moins folles laisse moi tranquille avec ton Lofoten

Il fait bon dans le foyer doucement traîne la voix du plus mélancolique des mois

Ah les morts les morts et aussi ceux de Lofoten les morts les morts sont bien moins morts que moi

 

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Chansons inédites
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 17:14

Ce qu'il y a de cruel dans la pauvreté c'est qu'elle donne à ses victimes le sentiment d'être indignes et qu'il suffit d'une crise économique pour que les gens se laissent intimider et repousser par la vie. 

 

Jim Harisson (Nord Michigan)

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:37

Surprise ! Etienne Daho ne m'a pas toujours fait vibrer. Mais parfois, une pépite me fait tomber raide : Rendez Vous Au Jardin des Plaisirs, Des Heures Hindoues... mélodies et thèmes magnifiques.

 

De l'autre côté, Hélène Martin me semblait aussi inaccessible dans son château de poèmes chantés, mélodies rive gauche un peu usées. Et soudain, miracle, quelques talents s'unissent et la source jaillit, un pur diamant...

 

Ici c'est ce texte de Genêt « Sur mon cou » mis en musique par Hélène Martin, chanté par Daho, c'est un soleil.

 

Et chaque fois, je suis heureux d'être ébloui.

 

 

 

 

PS : C'est dans l'actu, puisque Etienne Daho et Jeanne Moreau vont bientôt jouer l'ensemble du poème de Genet : le condamné à mort. Entendu hier sur France Culture.

re-PS (quelques jours plus tard) : là où je croyais être un audacieux pionnier, voici qu'on n'entend plus parler que de ça dans toutes les gazettes avec ou sans images. Tant pis, tant mieux, vu que c'est bien ! 

 





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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:50

Le concert du Run ar Puns commençait par  "La Ballade des Trois Rois". Elle était déjà sur l'album "Le Printemps" (78). Ecrite en une soirée au Québec, elle a eu une vie assez régulière, mais cette version est hors des clous routiniers, très celtique dans son traitement, et très dynamique. Elle garde quand même son mystère.

 

leprintemps 1440

 

L'équipe de musiciens y est pour beaucoup (voir Concert au Run ar Puns N°1) . Cette chanson et les deux précédentes sont bien dans l'esprit que je cherchais à trouver dans Javagavoroc, au début des années 80.

 

C'est du live, et c'est le premier titre de cette soirée mémorable, donc encore des défauts techniques, c'est vrai, mais bon...C'est un document.

 

 

 

Ballade des Trois Rois - Live au Run ar Puns- 97 -

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Chansons inédites
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 21:37

Ok, ok...!!! Nick Drake, c'était un peu provoc', pour énerver "les intégristes" dont parle Jean Théfaine dans son commentaire. Mais des chansons, il y en a dans toutes les langues! Alors, pour me faire pardonner, je me suis dit : je vais leur trouver une des plus belles de ma collec'. Et j'ai trouvé : voici une des plus belles chansons du monde (à dire avec l'accent toulousain).


On en a parlé il y a quelques jours avec Melaine, qui me disait son émerveillement  récent, subjugué qu'il était par ce texte. Et je me souviens d'un jour, près de Pont Aven, où je me suis garé au bord de la route, ébloui, non par le soleil qui brillait fort, mais par la lumière qui jaillissait de cette chanson.

 

Une mélodie à tomber, des paroles pleines d'espoir, d'énergie, d'amour, et des images lumineuses et puissantes : "tu verras mon stylo emplumé de soleil neiger sur le papier l'archange du réveil..."

 

J'ai choisi cette version originale, même si elle est en play back, car on voit le Claude à l'âge où il l'a écrite, et dans l'interprétation première, qui est presque toujours celle qui marque. Vidéo d'une époque lointaine, une petite trentaine d'ici.

 

 

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Le métier de chanteur
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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 21:10

Comme le dernier album s'intitule : "1000 chansons", on me demande souvent si j'en ai vraiment fait mille. Et récemment,  j'ai répondu que j'avais derrière moi "une vie de chanson".  Et j'ai pensé : "wouah ! plus de cinquante ans passés à courir après ce petit chiffon coloré qui vole au vent".


 La chanson se situe au confluent de la parole et du chant, du conte et de la musique. Elle participe du mot et du son. Pourtant, sa banalisation sur les ondes, dans la vie quoti1000 ch visuel simpledienne, l'a littéralement vulgarisée. Multidiffusée, on n'y prend même plus garde, on vit dans un bain de chanson permanent, au supermarché, dans les bus, le métro, la rue, les jeux, elle est partout, et sa valeur s'en est d'autant dépréciée. Le moindre synthé bas de gamme te pond des arrangements et  des mélodies à la chaine et te consacre compositeur, arrangeur. Tout collégien qui se respecte empoigne une guitare et inventedeux couplets et un refrain : le voilà chanteur. Nous sommes donc des millions à prétendre descendre de l'ordre des chamans, poètes, magiciens, et sans doute à juste titre ! 

 

Mag Chanson 76

Comme le conte, c'est un art de la parole, l'un des plus anciens, sinon le plus ancien. Si on a des traces de peintures rupestres, on n'en a pas, et pour cause, des chants de la même époque, mais il est certain que récit et chant entremêlés racontaient des histoires de courage ou de peur, de dieux, de guerre, de victoires, de défaites, d'amour, de désir ou de chasse...Ce sont des arts magiques, liés au mot, et le mot à l'origine est action sur le monde. Nommer, parler, c'est agir. C'est participer de la puissance du rêve et de l'imaginaire.

 

Quant à la musique, dont la chanson est aussi une branche, elle touche profondément par des voies secrètes et mystérieuses. La beauté, le charme secret d'une mélodie, d'une harmonie musicale, font surgir des émotions subtiles et nuancées. Mais le plus souvent, faute de pouvoir définir avec des mots cet univers trop impalpable, nous le gommons, tout simplement, nous l'ignorons comme s'il n'existait pas.

 

La mélodie ? Peu s'y intéressent, parce qu'il est difficile d'en parler, les mots restent à la porte, c'est de l'émotion pure, un pur mystère : pourquoi une mélodie fait elle mouche alors qu'elle est la simplicité même? Je suis toujours à la recherche de quelques rares pépites, toujours uniques, et jamais la veine n'est plus longue qu'une seule chanson. Il faut aussitôt reprendre sa barre à mine et creuser ailleurs, repartir à zéro, le mystère reste entier, toujours. Comme Brassens, je suis persuadé que la mélodie prime sur le texte. Trou de mémoire? On peut toujours faire la la la, la chanson continue à vibrer. Enlevez la mélodie, vous n'avez plus qu'un joli cadavre.

 

Cahier-Chanson-J.-Lae.jpg

mon grand père a commencé son cahier de chansons le 8 juin 1913

 

Quant à l'alliance des deux, le mot et la musique, mystère et boule de gomme, là aussi! Ce mariage d'amour nécessite un sixième sens, une intuition aussi particulière que le mariage des couleurs sur une toile. J'ai entendu récemment Hélène Hazera définir une bonne chanson comme « une mauvaise musique sur un mauvais texte ». Pas besoin de génie dans l'un ni l'autre. En revanche, le bon assemblage est acrobatique et toujours miraculeux.   Je ne m'aventurerai pas à disserter sur le charme d'une voix, mais il faudrait là aussi entrer dans l'inconnu de la vibration, du pur inconscient.

 

Dans les circuits de la "culture", il est fréquent de croiser des gens qui ont une bonne connaissance du théâtre ou des arts plastiques. Et on devine souvent quelques moues de mépris quand on évoque l'expression chantée, opéra excepté, bien sûr. Je crois moi que la chanson est un art. Mineur, si on veut. Et on s'en fiche, puisqu'elle vit de sa belle vie, légère et court vêtue, sautillante, dansante et profonde à la fois. C'est une fillette pétillante, rigolarde ou mélancolique au milieu des douairières de la cour. La vie même. Tiens, en voici une où ce n'est pas le texte qui touche.

 

 

Nick Drake : River man

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Le métier de chanteur
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 16:01

Le blog de Fred Hidalgo est une référence : en matière de chanson francophone, c'est sans doute le plus lu dans l'univers entier (n'hésitons pas, puisque c'est vrai !). Ce blog a pris le relais du magazine Chorus, bible de la chanson, naufragé il y a un peu plus d'un an dans des circonstances dramatiques.

 

Sa distinction favorite pour ses coups de coeur est le "Quichotte", et j'ai aujourd'hui même le plaisir de pouvoir arborer cette médaille (en chocolat virtuel !) sur ma poitrine de chanteur, puisqu'il vient d'en décerner un à "1000 chansons".


- Tu es content Gérard ?

- Ben oui !


Pour lire l'article, c'est facile, on clique ici :


 http://sicavouschante.over-blog.com/

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 21:16

la ballade du NO

 

 

Toujours dans la même formule musicale, en public et avec les mêmes musiciens (voir article précédent): "Les péniches rondes".  Parmi mes chansons, c'est sans doute celle qui a connu les versions les plus nombreuses. Curiosité de mix, la basse est à gauche...Au cours du concert elle passera au centre. C'est du live, et c'est l'un des premiers titres (l'ingénieur  est sans doute en train de jongler avec les équilibres., les couleurs, les niveaux...)

 

 

Les péniches rondes - P et M : G. Delahaye

 

 

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Chansons inédites
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:17

Pas de plus gros bide dans mes albums, et pourtant...C'est un de ceux que je préfère :  » La Ballade du Nord Ouest » est sorti début 97 chez Blue Silver, et c'était l'album dont je rêvais depuis longtemps. Mais mauvais concours de circonstances, sortie décalée, tournée à contretemps...Et hop, on passe à autre chose. J'ai eu le temps d'avaler la pilule, heureusement.

 

la-ballade-du-NO.jpg

 

Mais voilà qu'en rangeant des cassettes, je suis tombé sur ce concert donné en mars 97 au Run ar Puns (29) près de Chateaulin, avec une partie de l'équipe qui m'accompagnait sur l'album, et...J'ai trouvé ça bien. Et avec le recul, je dois dire que ce sont les titres les plus lents, les titres gris bleus qui me semblent les plus réussis. Je vais vous en distiller quelques uns.

 

Il y a là une belle brochette de musiciens : je suis à la guitare acoustique et au chant, of course. Violon: Jacky Molard – Flûte : Jean Michel Veillon – Percus :Dominique Molard – Basse : Alain Genty - Guitare électrique : Nicolas Ivan Mingot – son : José Nédélec.

  "Chanson d'automne" Verlaine / Delahaye

La première chanson est de saison. J'insiste : c'est du live. Pas de montage, aucun trucage, quelques plantages, mais il y a l'énergie et l'émotion de la scène...Le niveau sonore n'est pas très élevé : montez le son...
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 12:20

 

 

Bienvenue, oh, curieux ou fidèles auditeurs qui venez ici découvrir un aperçu de la nouvelle création patiemment réalisée (c'est mon 20ème album).  "1000 chansons,  d'aventure, d'amour, de voyages, de pirates, d'amitié, de fraternité, de soleil, de pluie..."(on en rajoute esssprès : humour !). En voici des extraits assez larges. En cliquant sur le titre, vous pouvez lire quelques commentaires que j'ai faits dans des articles précédents (ou à venir).


Vous pouvez le commander via ce BON DE COMMANDE

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LA DANSE DE LA PLUIE

  DANS LA NUIT DE LA FORET

VOILA LES PIRATES

LE BAL DE L'ANIMAL

CA SE PEUT PAS

LA PETITE MARSEILLAISE

 

 


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