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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 07:13

Il y a de ces hasards merveilleux, des cadeaux qui passent, hop ! légers comme des plumes ou des graines de dents-de-lion (c'est l'autre nom du "pissenlit") et qu'il faut saisir au vol. Cette vidéo est née comme ça : après des travaux de peinture, un grand plastique léger qui sèche entre deux pommiers, et se met à flotter dans le vent. Je saisis ma petite caméra Zoom, on ne peut plus rustique, et je me dis : je vais faire un plan fixe de 3 minutes pour illustrer la chanson du vent.. Et voici que Raphaël déboule tel le zéphir, et se met à jouer, danser, cabrioler et pirouetter autour de la voile. C'est magique.  Merci l'univers ! (au passage, "Merci l'univers" c'est le nom de baptême de la compagnie d'Elie Guillou : jolie trouvaille !).

 


 

 

"Hop là c'est le vent!" se trouve sur l'album "HOP LA!", paru en 1998 chez Dylie Productions, distribution : Coop Breizh.

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 07:00

 

 

 

Merci Rémy pour cette annonce, mais...c'est déjà passé !

 

Les spectacles à la maison se développent, et c'est un bonheur. Bien sûr, c'est bien de sortir de chez soi pour aller voir une pièce de théâtre, un beau spectacle ou un chouette concert dans une « vraie » salle. Lumières, décors, moyens techniques et financiers, tout y est, on est au milieu d'un public nombreux, et c'est une petite aventure en soi.

 

Mais sans doute y a t-il une insatisfaction de ce qui se passe dans ce genre de soirées, car il y a un vrai développement des spectacles à la maison, « Chant'appart », comme les ont baptisés à la Roche-sur-Yon ceux qui en ont fait un vrai festival structuré.

 

La formule est simple, et peut être appliquée même dans un petit espace : c'est incroyable la quantité de gens qu'on peut asseoir dans un salon ! A condition que le spectacle ou le concert lui même ne soit pas trop gourmand en espace scénique, on peut tourner entre 30 et 50 spectateurs, et l'exiguïté du lieu fait que, vu de la scène, ce public est un « vrai » public, et qu'on joue devant une salle comble. Ce n'est pas tous les jours ! Prévoir quand même un minimum de sono, un ou deux projecteurs, pour que ce soit « comme en vrai ».

 

Pou r l'artiste : une soirée (ou après midi) en plus, un public souvent nouveau, qui vient sur recommandation des amis, une écoute hors du commun, une vraie rencontre avec les gens avant ou après le spectacle (moi je préfère après, avant ça me perturbe !). Pour le spectateur : une proximité inhabituelle avec la scène, une découverte artistique, souvent, et aussi des rencontres humaines: de nouveaux voisins, proches d'un réseau qu'on ne connaît pas.

 

On demande un droit d'entrée : le travail artistique est un vrai travail (on ne le répétera jamais assez !). Souvent chacun apporte à boire, à manger, et à l'issue du concert, en même temps que ses impressions, on partage les nouvelles des amis ou du voisinage. Les veillées à l'ancienne, c'était bien, mais soyons honnêtes, ça pouvait tourner un peu en rond avec les mêmes participants pendant des années...Le spectacle à la maison est une renaissance, avec en plus un apport sensible et émotionnel, et de vraies rencontres : ouverture et enrichissement !

 

Sachez aussi que tout un chacun peut être employeur occasionnel pour une journée : une simple déclaration très simple auprès du GUSO (guichet unique spectacle occasionnel) et hop, le tour est joué, tout le monde est en règle.Les artistes connaissent : demandez leur conseil.

 

Moralité : faites des pestaks chez vous !

 

 



 

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Le métier de chanteur
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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:07

La « Grande Braderie » à Rennes marque le début des soldes et des des festivités d'été. Cette année les commerçants, avec Ouest France et Hit FM ont organisé une grande soirée Place du Liberté. J'aime bien cette place depuis qu'elle a été rénovée, grand espace entouré de bâtisses modernes, Gaumont, Champs Libres, le 4bis (rénové en façade). Le jour elle est bien vide, mais la nuit ce vide devient de l'espace, des lumières bleues lui donnent une poésie urbaine et galactique ! Elle est idéale pour ce genre de concerts. Je suis allé en métro, comme tout le monde. On se marche dessus. Quand j'arrive, vers 21 h, la place est archi-pleine jusqu'en haut de Champs Libres. Donc, 30,000 pékins et pékines au bas mot...Ca tombe bien, ils attendaient 30.000 spectateurs : pas facile à compter. Mais alors pourquoi prévoir une sono pour 10.000 ? Bizarre. Du haut de la place, on devine qu'il se passe un truc en bas, il y a un écran géant à gauche de la scène, et parfois, on distingue des mots dans les chansons. Mais pour Calogero, ce n'est pas grave puisque tout le monde sauf moi connaît par cœur son tube « En apesanteur ». En rentrant, je vais regarder cette chanson puisque maintenant, on n'écoute plus les chansons, on les regarde.

 



Je suis scotché par le décor. Cette porte d'ascenseur de forme ovoïde avec des pétales d'où surgit le chanteur. Quelle image ! Ai-je l'esprit mal tourné?

 

Bien sûr, ce n'est pas de la chanson, mais je vous propose cette autre rencontre dans un ascenseur, vue par Yvon le Men. C'est un peu long, mais ça vaut le détour. Ce texte « Elle est belle » se trouve dans « Besoin de poème » (Le Seuil).

 

belle-bis-page-1.jpg

 

belle-page-2.jpgbelle page 3

 


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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 22:20

Des images de Moscou venues de YouTube. La musique est mélancolique. Derrière les masques, on devine que les yeux sourient parfois. Pas toujours. On sourit aussi quand les amoureux s'embrassent à travers leur masque. Puis on pleure presque d'avoir souri. Qu'est ce donc qui est triste? Une petite fin du monde? C'est juste un peu de fumée. Mais pourquoi tous ces visages inconnus sont-ils si émouvants? 

 

 

 

PS : Si quelqu'un peut me dire d'où vient cette musique...

Merci Pitijo, j'ai la réponse : "A DANCE ROUND THE MEMORY TREE" (Oren Lavie - BO de Narnia).

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:21

Vive Fip, qui nous fait découvrir des pépites  ! Entendu ce matin, et vite retrouvé. Même si ce n'est pas le titre sur lequel j'ai craqué, voici une vidéo d'Aster Aweke, chanteuse Ethiopienne qui vit aux Etats Unis. Une merveille ! Au passage, c'est encore du pentatonique !

 

 

 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 07:12

Deux vidéos extraites du film "Ravi Shankar  - l'extraordinaire leçon". (Film de Frédéric Leclair). Dans la première, sans paroles, j'aime le rapport entre le père et sa fille Anoushka. Pendant le concert, sur un signe,  elle prend le relais, et continue le thème à sa place.  Puis on assiste à une leçon, sans un mot. Passage de témoin.

 

 

Savez vous que Ravi Shankar a commencé son parcours artistique non pas comme musicien, mais comme danseur? Il a commencé à étudier sérieusement la musique après une rencontre avec Ustad Allauddin Khan. Ce joueur de sitar avait détecté son talent mais lui reprochait de se disperser. Ravi  ne s'est produit en scène qu'en 1956, après une initiation longue et difficile auprès de son maître (guru). 

 

On l'apprend, entre autres choses  dans un magnifique documentaire, diffusé sur Arte il y a quelques mois et qui relate un concert–conférence donné à Paris à la salle Pleyel. Ravi Shankar y parle de la musique indienne. Parmi ses accompagnateurs, sa fille Anoushka. Elle est très belle. Mais le plus beau, ce sont les regards qu'ils échangent, leur présence l'un à l'autre. Une merveille.

 

" Les gens veulent avoir les choses très vite. Mais si on obtient très vite ce qu'on veut, on perd forcément quelque chose en échange. La lenteur dans l'acquisition (du savoir) apporte une maturation, une profondeur que l'on n'acquiert pas autrement ». Ce n'est pas la philosophie qui prévaut actuellement.

 

Il parle aussi de l'origine religieuse, spirituelle, de la musique. Cet extrait est en allemand (Arte). (Moi ça me fait réviser mes vieux lambeaux  de germaniste déchu!).  Si vous trouvez l'équivalent en français, je serai ravi de modifier.

 

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 07:34

Fred Hidalgo est le créateur et directeur de feu la revue Chorus disparue brutalement en 2009 après un changement de propriétaire. On ne se refait pas : après quelques mois où il est resté KO, il mène depuis un an un blog « Si ça vous chante » consacré à la chanson. Il vient d'y rédiger plusieurs chapitres sur La Marseillaise et je vous invite à les lire (le lien est plus bas). Je savais déjà qu'il y en a une multitude de versions mais j'ignorais qu'elles ont émergé dès le XIXème siècle sous toutes sortes de formes. « Si ça vous chante » vous dit tout ! Mozart, Gainsbourg, Djamel, Graeme Allwright, et...Gérard Delahaye

 

La Marseillaise, j'ai baigné dedans si l'on peut dire depuis tout petit puisqu'à la Flèche au Prytanée on l'entendait quasiment tous les dimanches. Je l'ai même jouée presque tous les dimanches aussi avec la fanfare où je tenais les parties de sax ténor, les plus ennuyeuses qui soient, écrites par un chef qui connaissait les notes mais pas la musique. Nous étions un petit groupe de trois ou quatre trublions (Pépette, Bachellerie, les frères Hulard, le "Jazz Ti Bah'", quoi, je vous ne dirai plus long à l'occasion) et on improvisait jazzy à qui mieux mieux sur le thème pendant que les musiciens sérieux et disciplinés jouaient leur pompompompom comme ils étaient écrits. J'ai des images de drapeau qu'on hisse, de général qui salue, de képi orné de lauriers d'or, de promotion de « cyrards » Saint Cyriens, genou à terre, de solennité et de célébration des morts pour la France.

 

C'est sans doute pour cela que je suis sensible aux vibrations de ce chant magnifique tout dégoulinant de sang et de vengeance. J'aurais voulu l'oublier, le nier, mais à chaque occasion, match, jeux olympiques, commémoration historique, il réapparaissait. Et depuis plus de vingt ans je me disais à chaque fois: cette mélodie est somptueuse mais il lui faut d'autres paroles. Mais sous quel angle l'aborder? Je n'aime pas les mots abstraits dans les chansons. C'est ma petite guérilla perso. Et d'emblée c'était un écueil de taille.

 

 

La solution est venue quand le refrain s'est imposé : Egalité, Fraternité, au fond du cœur j'ai trois couleurs qui font la Liberté. Mais c'est abstrait Gérard ! Oui mais on est au delà de l'abstraction et de l'idée. Ces trois mots sur le fronton des écoles et des mairies forment une image, un portrait qui charrie des siècles d'Histoire. Et je l'ai équilibré par une autre histoire toute simple de petite fille d'Afrique qui débarque à Marseille. Je sentais bien qu'il me manquait un couplet pour être « complet ». Le funeste débat sur l'identité nationale a accéléré le processus. Yvon le Men m'a donné un coup de main pour parfaire l'ensemble. Et rien n'est plus émouvant que d'entendre des enfants chanter le refrain avec moi dans les spectacles. Certains me disent que c'est niveau CE2. Ca tombe bien, c'est pour les CE2. Et il y a des chants pour les enfants qui font vibrer pour toute la vie. 

 

 

 

 

En voilà donc une autre sur la longue liste. Des milliers de Marseillaises. Autant que de fromages en France.

 

retrouvez Le blog "Si ça vous chante" de Fred Hidalgo, et plein d'autres Marseillaise

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Published by Gérard DELAHAYE - dans Mes albums
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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 09:07

 


Roscanvel-100-ans-2.jpg

 


Journée de fête à Roscanvel, pour le 100ème anniversaire de l'école Francis Mazé. La cédille de « Francis » a été effacée, ou plutôt masquée, dans le courant de la semaine. Ouf ! L'honneur de l'orthographe est sauf !

 

roscanvel 3

Le discours de jubilé m'a beaucoup touché. 6000 enfants sont passés par ces classes devant la mer depuis 1910. Les premiers ont tous disparu, bien sûr. Mais je subis les protestations véhémentes d'une spectatrice âgée, qui me menace de sa canne : « Mais non Monsieur, j'y étais moi ! » et comme elle ajoute » je suis née en 1918 », avec ma finesse bien connue je détecte le malentendu et n'insiste pas. Ce que je trouve émouvant, c'est la continuité de travail des enseignants, des maires, de la république, si on veut, et d'imaginer que dans un siècle encore, cela continuera. Bien sûr, aux yeux de certains Bretons, ça a eu aussi le mérite d'étouffer la langue bretonne. Vaste débat, entre l'éducation et le maintien d'une culture.


roscanvel 4En tout cas, les enfants qui chantent avec moi sont radieux, ils chantent extrêmement bien, avec énergie, juste et en place, et c'est assez rare pour souligner le travail patient des instits : des années de chant, de rigueur, de plaisir aussi, et le résultat est là.


Le soir, sous l'hangar à bateaux, un lieu magnifique, tout en bois, un repas pour 250 personnes. Et je chante de nouveau mais cette fois avec les ados du collège, preuve que le départ de l'école primaire n'est pas une coupure : la communauté continue. Preuve aussi que mes chansons ne sont pas toujours reniées par le changement d'école... 

 


Roscanvel 100 ans 1-copie-2



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Published by Gérard DELAHAYE - dans concerts
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 18:17

Quand j'avais 12 ou 13 ans, je chantais ça avec ma soeur, à deux voix. Je bichais de chanter en anglais et de jouer mes premiers accords sur ma guitare aux décorations kitchissimes. Et les Everly Brothers restent un morceau d'adolescence. Auteurs comp. orig. : Bryant Boutleaux.

     
       
     

Ok, d'accord, si on traduit le texte original en français, ce n'est pas vraiment digne du prix Nobel, mais j'ai quand même accusé le coup quand j'ai entendu la première fois (c'était à la fête foraine, Place de la Liberté) l'adaptation de Sheila (signée : Claude Carrère et Hubert Ithier). N'y a t-il pas une légère différence d'esprit entre les deux? Heureusement, une belle mélodie résiste à presque tout.


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Published by Gérard DELAHAYE - dans Une chanson
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 14:49

  Avant toute chose, une info : le Trio Ewen Delahaye Favennec jouera le 13 juillet aux Francofolies de la Rochelle !


Si vous voulez un bon shampoing dans vos idées reçues sur les salaires, les retraites, le travail, écoutez cet extrait (de 40 minutes, quand même) de « Là-bas si j'y suis ». D'accord, on est loin de la chanson, mais c'est trop rafraîchissant pour ne pas en profiter ! Bernard Friot revisite tous les poncifs qu'on nous a inculqués depuis 40 ans. Et prouve qu'on nous abreuve sans vergogne de bobards et de fausses vérités. C'est passionnant, et au fond, très optimiste ! 

 

 

 

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