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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 09:40

 

 

Au début des années 2000, je suis allé chanter au Liban, au lycée français de Beyrouth. On m'a aussi emmené dans quelques autres écoles françaises, dont la plus étonnante était celle de Nabatiyeh, au Sud, tout près de la frontière israélienne. Une école toute neuve, d'où on apercevait au loin les clôtures de la frontière. On m'a expliqué que c'est une région d'un Islam assez sévère, et pour les enfants, peu de livres, à part le Coran, pas de ciné, pas de télé...L'école est un lieu de jeu, de rencontres, d'ouverture quasi unique.


A Nabatiyeh

 

(Percussions : Dominique Molard -Trompette : Gaby Kerdoncuff)

 

Juste avant le début de mon concert, une fillette indienne de 9 ou 10 ans est venue vers moi. Elle portait une très belle robe rouge vif, c'était une vraie beauté, et son sourire l'illuminait encore plus. Elle m'apportait un cadeau : une cruche à eau en terre, blanche et bleue. L'après midi, avant de rentrer sur Beyrouth, je suis passé chez ses parents, des Indiens récemment immigrés au Liban, qui tenaient un magasin de poteries un peu plus bas dans la ville. Ils m'ont expliqué que pour leur fille, ce concert était un événement exceptionnel, qu'elle avait tenu à mettre sa plus belle robe et à me faire ce cadeau.

Quelques années plus tard, j'ai entendu de nouveau le nom de Nabatiyeh. La ville était sous les bombes pendant une des nombreuses guerres de cette région. J'ai revu cette petite fille, j'ai pensé à toutes les petites filles qui mettent des belles robes pour aller à la fête. La vie pourrait être si simple et belle. J'ai toujours cette cruche à la maison, et je pense souvent à cet endroit plein de vie et de sourires.



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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 21:25

 

 

 

Comme dans les 1001 nuits, les histoires d'eau peuvent défiler à l'infini. Voici une chanson qui retrace les aventures d'une goutte, à travers ruisseaux, fleuves, icebergs, océans, nuages...autour de la terre. C'est un rythme impair, 5/4 ou 5/8 si on veut, une danse pas très bretonne mais plutôt Est européenne, où je vois des sauts de rubans colorés et des jupons qui s'envolent. En bon Léonard, néanmoins, je n'ai pas hésité à y faire voisiner l'Amazone et la Pennelé, qui, comme chacun sait prend sa source à Pleyber-Christ, et dont les flots tumultueux arrosent St Martin des Champs, Sainte Sève et Taulé ! Moins on possède plus il est nécessaire d'en tirer vanité.

 


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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 12:48

Maria la Bigoudène

 

Elle vient de partir de l'autre côté, au Pays de l'Eternelle Jeunesse, elle qui avait le coeur jeune à jamais...En souvenir, un petit récit de la rencontre que j'avais faite en juin dernier. Adieu Maria ! Bon voyage...

 

Je faisais une répétition à Landrévarzec avec les enfants de l'école Anjela Duval, et c'était « GérardDelahaye » par ci, « GérardDelahaye » par là : oui, les enfants ne m'appellent jamais Gérard, ils m'appellent : « GérardDelahaye ». J'étais la vedette, quoi ! Tout allait bien quand a surgi Maria, parée de sa plus belle coiffe et de sa robe d'apparat, elle venait de Pont l'Abbé pour assister à la répétition, entraînée par une voisine qui lui donne un petit coup de main pour la vie quotidienne. A 99 ans, c'est bien mérité ! Maria, vous la connaissez : elle a participé avec deux copines, décédées depuis, à une pub bien connue. Et en bavardant, j'ai appris qu'elle n'avait jamais vu un docteur, a fortiori n'avait jamais été opérée, que les yeux marchaient impec...Et un étincelle moqueuse dans le regard me faisait sentir que vedette pour vedette, elle se posait là ! Et elle m'a donné une carte postale dédicacée, :"Maria" et tous les enfants ont voulu faire une photo à ses côtés. Et moi, me morfondant, esseulé sur la scène, tout le monde me tournant le dos....


Piiiraaate !!!!

 

Bon, d'accord, la vidéo est un peu répétitive, les deux premières ça va...Vous croyez que je pourrais demander un sponsoring à Tipiak ?

 

(Maria, à gauche sur la photo, au centre sur la vidéo)


 

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 08:56

La grandeur de l'acrobate, de l'athlète, du coureur automobile...et de l'artiste parfois, c'est de frôler les limites, de s'en jouer. Mais parfois, l'océan garde le skipper, la montagne dévore le grimpeur, le parachute refuse de s'ouvrir et on pleure. On pleure, oui, mais on est heureux malgré tout: ils sont allés au bout de leur rêve, et parfois on a même un soupçon d'envie pour ce parcours extrême, pour tous ces Peter Pan qui ont combattu  le Capitaine Crochet en dansant avec moult cabrioles et éclats de rire.

 

Faut-il parler de la mort aux enfants? Grave question ! Ils en parlent d'eux mêmes. Ils y réfléchissent et ne comprennent pas, pas plus que nous, d'ailleurs. Mais je vois aussi mes chansons comme des ponts, qui permettent aux enfants de poser des questions, et aux parents d'y répondre, s'ils le peuvent.  

 

Cette chanson entre rire et larmes est un hommage  au monde du cirque,  bien sûr, mais plus largement aux gens du spectacle, qui nous ouvrent d'autres ciels (cieux?). Le paradis serait-il un petit chapiteau bleu et rouge?   

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:23

Une jolie vidéo, découverte (mais je suis assez ignare, faut dire !) sur le blog de Paul Jorion, un économiste hors des sentiers battus (j'avais écrit par inadvertance : "loin des entiers battus : c'est assez joli, non, comme lapsus?) un folk doux, tendre, présent et éternel. Bon voyage Kate !


 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 07:36

 


 

A chacun ses petites marottes et ses obsessions intimes.

 

Voici une chanson après laquelle j'ai couru longtemps. Pas elle en particulier, mais sa forme, sa structure. Tout le monde connaît « Il y a un trou dans le seau, chère Elise, chère Elise » ou encore « Pourquoi la maison l'a brûlé, mon zami, pourquoi la maison l'a brûlé... » (au texte ouvertement raciste, mais que je chantais, gamin, sans aucune arrière-pensée). Ce sont des chansons qui tournent sur elles mêmes, et qu'on peut chanter à l'infini. Et depuis des années, j'ai essayé d'en faire sur ce modèle qui me fascine. J'en ai écrit une bonne douzaine, mais la façon de revenir au début était toujours artificielle et peu élégante. Et voici donc enfin « la danse de la pluie », qui répond à ce cahier des charges. Je me demande si j'ai déjà fait une chanson avec si peu de texte et tant de musique !

 

 

 


« De la source à la rivière, de la rivière à la mer, de la mer au nuage, du nuage à la source, maman m'a dit la danse de la pluie »

 

Elle a d'abord eu une version beaucoup plus rythmique, que je vous présenterai peut-être un de ces quatre, mais à la longue, je la trouvais ennuyeuse. Celle ci évolue comme une jolie pluie d'été sur la savane. 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 17:17

C'est un jeu auquel on joue en voiture : un âne vert : "ça se peut pas". Une vache sur le toit? "ça se peut pas"...J'ai juste cherché un peu plus loin des "ça se peut pas", et je les ai mélangés à une musique guillerette et dansante. Et les choeurs, ils sont jolis, non?

 

 

 

 


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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:51

 

On me demande les paroles de la chanson "Tu es un homme". Les voici : (la musique, vous pouvez l'entendre en cliquant ici)

 

TU ES UN HOMME


Paroles et musique : Gérard Delahaye


Courbe l'échine

Fais tourner la machine

Le bureau ou l'usine

Et courbe bien le dos

Courbe la tête

On te vend on t'achète

On te prend on te jette

Comme un vieux mégot


Refrain :


Comment parler

Comment crier, ne plus se taire ?

Comment lutter

Comment ne plus se laisser faire ?

Tu es un homme et je te nomme

« Mon camarade »

Viens donne moi la main

Tu es un homme et je te nomme

« Mon camarade »

Hey ! donne moi la main


T'es hors d'haleine

T'es toujours à la peine

Saigné aux quatre veines

Par les petits boulots

Tu perds la foi

T'as mêm' perdu ta voix

Tu connais plus tes droits

T'es au bout du rouleau


Au refrain


Seul dans ton coin

Tu rages et tu te plains

Et pourtant tu sais bien

Que tu es des millions

Des frèr's des sœurs

Qu'ont de l'espoir au cœur

Rejoins les n'aie pas peur

Arrache ton baillon


Au refrain

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 16:17

 

 

Contrairement à ce que j'ai pu faire par ailleurs, (moutons, chat, chiens, poules, rats, cochons, cheval...et vache!) c'est la seule chanson de l'album qui met en scène des animaux. Mais n'oublions pas que nous sommes quand même dans un album pour les enfants. Il faut que l'auditeur (de l'album ou du spectacle) ait toujours une part active, répétition, refrain, ritournelle...L'écoute pure, surtout en scène, ça va un moment, mais bon, un moment...


C'est une chanson-jeu : chaque couplet est une devinette, avec deux indices : la devinette, proprement dite, et la rime, qui appelle le nom de l'animal...Très vite, les enfants pigent le principe et entrent dans le jeu. Aux premières écoutes, ce seront de vraies devinettes, mais très vite, le plaisir se transformera et ils seront contents de connaître la réponse.


 

 

 

 

Et là encore, mes petits enfants m'ont donné un bon coup de main, car j'ai improvisé quelques couplets et j'ai senti aussitôt que la structure « fonctionnait » avec la petite ritournelle : « cet animal » qui revient sans cesse. Dans ma géographie musicale personnelle, j'y entends les échos d'un chant pygmée, là bas, très loin, un mélange de binaire et de ternaire que j'ai (hélas !) civilisé et charpenté.


 

J'en profite pour saluer les deux virtuoses : Patrick Boileau (batterie) et Frank Nelson (basse). Patrick joue avec moi depuis très longtemps, et j'ai connu Frank par l'intermédiaire d'Elie, qu'il a accompagné quelques temps. Frank et Patrick se sont rencontrés pour la première fois au studio, et au bout d'une heure, c'était comme s'ils avaient joué ensemble depuis des années. Miracle de la musique...et soupir de soulagement du producteur ! Dans le mix, j'ai fait un choix net, et j'ai privilégié le côté rythmique, basse - batterie. On entend aussi, en tendant l'oreille, les percus de Dominique Molard toujours justes et bienvenues. 


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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:42

Ici, pas grand chose à ajouter comme commentaire. Ecoutez...Et merci de me faire partager de vos réactions, de faire connaître cette version à vos amis.

 

 

et pour ceux qui préfèrent "voir la musique", une vidéo "karaoké"

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