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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:15

C'est une déformation professionnelle : j'aime écouter, analyser les musiques, les mélodies, mais aussi la production, le son, mais aussi écouter le texte , son sens, sa poésie, son style : cet ensemble fait une chanson.

 

Bertrand Belin au Festival Mythos à Rennes : j'y étais. Mu par une question : « est ce aussi sibyllin en scène qu'en disque ». Hé bien oui. J'en suis ressorti avec le même point d'interrogation au dessus de la tête : « mais que dit-il au juste ? ». Ce qui est sûr, c'est qu'il dit de la musique : accompagné par une batteuse et un discret guitariste de soutien qui prend parfois la basse, il est lui même excellent guitariste électrique avec un son constant un peu saturé, il joue aux doigts de façon très souple et rythmique, parfois des traits mélodiques très appuyés. Une voix chaude, grave, et des mélodies toutes dans un même moule, avec un phrasé haché qui ne favorise pas toujours la compréhension du texte. Au choix : un peu ennuyeux ou absolument charmant, je parle de « charme », ce mot magnifique qui porte la magie et le mystère. Là, pas de chance, j'étais plutôt du côté de l'ennui. Ce qui ne semblait pas être le sentiment du public qui lui a fait un triomphe.


 

Mais chaque fois que je l'entends à la radio ou dans un magasin au hasard des musiques « d'ambiance », je m'arrête en me disant : » ah oui ! il y a quelque chose ». Mais quoi ? Mystère et boule de gomme. C'est le charme...


Je partage donc avec vous le premier coup de cœur que j'ai eu pour lui : « Porto », et là je comprends de quoi il cause .Et en plus l'arrangement est très beau.

 


 


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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 07:03

Le plus beau compliment m'a été fait par un enfant mercredi dernier au théâtre de Vitré : "C'était mieux que la fête foraine". Pour comprendre, il faut savoir que la fête foraine est juste en dessous à 2 minutes : depuis la rue, on entend des lambeaux de musique, on voit le Grand Vertige qui tourne à toute allure au dessus des arbres et en plus le mercredi après midi, il y avait des réductions de 50% sur tous les manèges. Touchant, non ? 

manéges


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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:07

La « Grande Braderie » à Rennes marque le début des soldes et des des festivités d'été. Cette année les commerçants, avec Ouest France et Hit FM ont organisé une grande soirée Place du Liberté. J'aime bien cette place depuis qu'elle a été rénovée, grand espace entouré de bâtisses modernes, Gaumont, Champs Libres, le 4bis (rénové en façade). Le jour elle est bien vide, mais la nuit ce vide devient de l'espace, des lumières bleues lui donnent une poésie urbaine et galactique ! Elle est idéale pour ce genre de concerts. Je suis allé en métro, comme tout le monde. On se marche dessus. Quand j'arrive, vers 21 h, la place est archi-pleine jusqu'en haut de Champs Libres. Donc, 30,000 pékins et pékines au bas mot...Ca tombe bien, ils attendaient 30.000 spectateurs : pas facile à compter. Mais alors pourquoi prévoir une sono pour 10.000 ? Bizarre. Du haut de la place, on devine qu'il se passe un truc en bas, il y a un écran géant à gauche de la scène, et parfois, on distingue des mots dans les chansons. Mais pour Calogero, ce n'est pas grave puisque tout le monde sauf moi connaît par cœur son tube « En apesanteur ». En rentrant, je vais regarder cette chanson puisque maintenant, on n'écoute plus les chansons, on les regarde.

 



Je suis scotché par le décor. Cette porte d'ascenseur de forme ovoïde avec des pétales d'où surgit le chanteur. Quelle image ! Ai-je l'esprit mal tourné?

 

Bien sûr, ce n'est pas de la chanson, mais je vous propose cette autre rencontre dans un ascenseur, vue par Yvon le Men. C'est un peu long, mais ça vaut le détour. Ce texte « Elle est belle » se trouve dans « Besoin de poème » (Le Seuil).

 

belle-bis-page-1.jpg

 

belle-page-2.jpgbelle page 3

 


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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:23

age tendreJ'ai été invité, sinon, je serais pas allé, sûr. Mais bon, j'étais invité, par les ricochets du labyrinthe de Machin qui connaît Truc...Et j'ai failli oublier : on dit merci à la dame, et aussi à l'autre dame, et au monsieur qui nous a donné une bonne place ! Nous voici donc à l'entrée du Musik Hall. Autour de nous, pas un chat qu'aurait moins de 50 balais. Des papys et des mamies. Zut, on a le même âge ? Moi, je suis comme eux ? Ben oui, j'ai des petits enfants et ils m'appellent papy. Donc j'en suis un : La preuve ! Bon admettons.


Il est 20 heures, et ça doit commencer à 20h15. Pour passer le temps gentiment, un speaker nous vante la « Croisière des Idoles ». 990€ la première personne, gratuit la deuxième ! Incroyab' ! J'attends quand même de les voir les idoles,  avant de signer pour la croisière. Ça dure, le démarchage. Longtemps.


Puis le spectacle commence. Le son est plutôt correct, mais pas trop fort, ouf..! 8 ou 9 musiciens qui assurent. En entrée, Pierre Groscolas (c'est qui?) chante « Lady lady lay ». Ah, mais oui ! Et d'autres ensuite...Certains ennuient, d'autres passent la rampe. Isabelle Aubret, toute simple, et beaucoup d'émotion. Et une découverte pour moi (tardive !) Claude Dubois, un Québécois qui faisait partie de l'équipe qui a créé Starmania, une voix haute, et une énergie très touchante.


Sheila se défonce à faire sa Madonna. Elle chante en dansant comme une jeune avec des danseurs. Mais elle a pas une ride, dis donc ! Quel âge elle a, déjà ?  Mais t'as tout faux, Sheila, tout le monde s'en fout, c'est pas ça qu'on est venu chercher, c'est de la nostalgie. Et en plus on n'a même pas le droit à "Donne moi ta main et prends la mienne..." (L'école est finie)


J'avais vu à la télé, un documentaire sur cette tournée. Frank Alamo m'avait paru lourdement insistant (« c'était tellement mieux, hein, à cette époque là »...). Voilà que le pauvre a chopé une sale maladie dégénérescente, et ne peut plus être du spectacle. Mais il sera quand même à la table des dédicaces, pendant l'entracte. 


On ressort avant la fin en se disant qu'on en a vu assez, tant pis pour Richard Anthony et le train qui siffle,  on quitte le barnum. Et que si on voulait vraiment, on pourrait faire de ces soirées une merveille de chaleur humaine, de la vraie beauté. Mais sans doute que les 5000 "plus de 50 ans " de la séance repartent malgré tout avec un peu de chaud au cœur, et un pincement, souvenir de la jeunesse enfuie.


Je ne suis pas du tout un nostalgique. Je ne regrette pas un seul instant ma jeunesse. Juste parfois, un peu, le rire de mes enfants quand ils étaient petits. Mais pas les idoles. La vraie vie, c'est maintenant.

 

 


 

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