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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 13:34

Cette fille doit avoir appris à chanter en écoutant les joueurs de uilean pipe ou de cornemuse, tant ses ornementations vocales sont précises.

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Published by Gérard DELAHAYE - dans coup de coeur
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 07:31

Je ne la connaissais pas. Elle vient de disparaître. Mais ses poèmes restent!


Still I rise

You may write me down in history
With your bitter, twisted lies,
You may tread me in the very dirt
But still, like dust, I'll rise.

Does my sassiness upset you?
Why are you beset with gloom?
'Cause I walk like I've got oil wells
Pumping in my living room.

Just like moons and like suns,
With the certainty of tides,
Just like hopes springing high,
Still I'll rise.

Did you want to see me broken?
Bowed head and lowered eyes?
Shoulders falling down like teardrops.
Weakened by my soulful cries.

Does my haughtiness offend you?
Don't you take it awful hard
'Cause I laugh like I've got gold mines
Diggin' in my own back yard.

You may shoot me with your words,
You may cut me with your eyes,
You may kill me with your hatefulness,
But still, like air, I'll rise.

Does my sexiness upset you?
Does it come as a surprise
That I dance like I've got diamonds
At the meeting of my thighs?

Out of the huts of history's shame
I rise
Up from a past that's rooted in pain
I rise
I'm a black ocean, leaping and wide,
Welling and swelling I bear in the tide.
Leaving behind nights of terror and fear
I rise
Into a daybreak that's wondrously clear
I rise
Bringing the gifts that my ancestors gave,
I am the dream and the hope of the slave.
I rise
I rise
I rise.

En voici la traduction proposée par Patrick Mathelié-Guinlet :

“JE ME RELÈVE TOUJOURS.”

Vous aurez beau me rabaisser
Dans votre Histoire tissée de mensonges tordus et amers.
Vous aurez beau dans la boue me traîner.
Cependant, comme la poussière, toujours je me relèverai.

Est-ce mon toupet qui vous met en colère ?
Pourquoi par la tristesse êtes-vous submergés ?
Serait-ce parce que je marche comme s’il y avait
Des puits de pétrole dans mon salon ?

Comme la lune et le soleil,
Avec la certitude des marées,
Pareille à l’espoir qui plus fort renaît,
Toujours je me relèverai.

Auriez-vous souhaité me voir brisée,
La tête courbée, les yeux baissés,
Les épaules qui tombent comme des larmes,
Affaiblie par des sanglots remplis d’émotion ?

Est-ce ma hauteur qui vous déplaît ?
Et prenez-vous si mal le fait
Que je rie comme s’il y avait des mines d’or
Dans le sous-sol de mon arrière-cour ?

Vous aurez beau de vos mots me fusiller,
Vous aurez beau avec vos yeux me poignarder,
Vous aurez beau de votre haine m’assassiner,
Mais, semblable à l’air, toujours je me relèverai.

Est-ce mon sex-appeal qui vous offense?
Cela vous paraît-il si surprenant
Que, comme si j’avais un diamant
Entre les cuisses, je danse ?

Sortant des huttes honteuses de l’Histoire,
Je me lève.
Issue d’un passé enraciné dans la souffrance,
Je me lève.
Immense qui déborde, je suis l’océan noir
Dont la marée déferle et s’enfle.

Laissant les nuits de terreur loin derrière,
Je me lève.
Comme une aube merveilleusement claire,
Je me lève.
Apportant les cadeaux qu’ont donnés mes ancêtres,
Pour l’esclave, je suis un rêve d’espoir.
Je me lève.

Je me lève,
Je me lève.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 09:10

"Le talent, c'est aller d'échec en échec avec enthousiasme", disait Churchill: j'en ai fait ma devise.

 

Voici une vidéo que devraient regarder tous les enseignants et tous les parents: Angela Lee Duckworth parle de ses recherches sur la réussite, scolaire ou professionnelle, et met en avant la ténacité: être capable d'efforts soutenus sur le long terme, ne pas reculer après un échec. La ténacité ("grit") une qualité qui vaut plus que le talent, l'origine sociale et autres avantages apparents.

 

C'est en anglais, mais sous l'écran à droite il y a un onglet "subtitles", où vous pouvez choisir des sous-titres en français (ou en swahili...), mais, ma doué, pas de breton, !

 

PS: (Merci à Nadège, qui est une grande pourvoyeuse de liens, d'infos, de coups de coeur, un vrai carrefour!)

 

 

 

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 12:49

A ma grande honte, j'avais oublié cette chanson. Elle me met les larmes aux yeux.

 

Pour tous les morts, toute cette jeunesse assassinée par les militaires de toutes époques et de tous pays.

 

Et pour Renaud, qu'on n'entend plus, et qui nous manque cruellement dans la chanson avec sa verve mélancolique, sa rage et sa générosité.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 08:26

J'avais un autrefois un vrai pote suisse, Jimmy, qui habitait au dessus de Neuchâtel. Il nous a quittés en 91 après avoir couru un marathon: le malheureux, il continuait à fumer ses cigarettes en courant! Je crois qu'aujourd'hui il doit être content d'être mort pour ne pas avoir à pleurer sur son pays qu'il aimait tant tout en le critiquant ferme. J'avais fait une chanson "quand Nathalie rit Stéphanie rit", qui retrace l'ambiance de la maison à l'époque. 

 

En réponse aux Suisses, je pourrais vous re-re-re-proposer la petite Marseillaise, mais je préfère vous offrir la vidéo de Raphy Rafaël, un vieux copain qui vit et chante en Belgique. C'est marrant, et ça parle clairement. Et que les Suisses restent donc vieillir tout seuls dans leur vieux pays riche.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:05

Ce blog va devenir le Boulevard des allongés, si ça continue à ce rythme. Vous aurez remarqué que j'écris de moins en moins de billets, pressé par le flux de la vie quotidienne. Et les derniers en date ne parlent que de disparitions. Et en voici une autre, hélas, Pete Seeger, disparu à l'âge de 94 ans.

Quand j'ai eu la bonne idée de créer avec mon pote Jacques Materne la "Club de Folk" à Brest à la fin des années 60, j'étais un pur bizuth en ce qui concernait cette musique, en fait. Mais le coup de cœur avait été si puissant que j'ai senti que mon chemin passait par cette étape. Sous l'égide du CLEB (Cercle Laïque des Etudiants Brestois) on se rassemblait le mercredi soir dans une baraque du Patronage Laïque (sic) Guérin, entre St Martin et Kérinou, et on passait des soirées "hootenanny", scène ouvertes, avec le folk comme étendard, mais en réalité c'était bien plus vaste et j'ai pu y rencontrer Annkrist ou Manu Lannhuel qui interprétaient leur premières chansons, Joassin qui chantait les Beatles, ou Jean Pierre Thomin (devenu plus tard maire de Landerneau, et conseiller régional!) qui chantait des poèmes de Per Jakez Hélias: il n'y avait pas d'interdit. C'est là aussi que j'ai fait la connaissance de Patrick Ewen, venu chanter du Graeme Allwright.

 

Et un des participants à ces soirées, grâce lui soit rendue, m'a un jour prêté des albums de Pete Seeger, sortis chez Folkways, je crois, "American Favorite Ballads". Le choc! le jeu de guitare, de banjo, la voix et le phrasé clairs et simples, la beauté et la construction des mélodies, la poésie concrète des textes, c'était soudain un continent entier qui surgissait devant moi, et j'étais littéralement ravi, emporté par un fleuve neuf et puissant, un nouveau Mississipi qui venait enrichir ma petite Penfeld de chanson française et de rock J'ai usé les vinyls pendant des mois, et je crains de les avoir rendus avec quelques rayures en plus.

 

Mais, bien mieux encore: quelques années plus tard, alors que je venais de plonger dans le grand bain et de devenir "pro", je dois dire que je trimballais encore pas mal de mépris envers la musique bretonne, un mépris qu'on m'avait inculqué naïvement, comme celui de la langue d'ailleurs: c'était rétrograde et bon pour les oubliettes. A ce moment là, Pete Seeger a publié un genre de manifeste où il exhortait les musiciens de tous les pays à cesser de se courber devant la musique américaine, fût elle "folk", pour s'intéresser à celle de leur coin, de leur quartier, de leur région, de leur pays.

Deuxième choc! et grâce, en partie, à cette injonction, et aussi bien sûr aux rencontres, et à la créativité d'Alan Stivell et d'autres encore, j'ai commencé à tisser ma tapisserie personnelle avec de nouveaux brins qui poussaient près de chez moi, et que j'avais auparavant superbement ignorés. .

 

Donc, merci Pete, tu m'as ouvert deux immenses portes qui m'ont conduit à trouver ma propre musique! ça va swinguer là haut, avec Woody Guthrie et d'autres pionniers, et je ne serais pas étonné qu'ils fondent un syndicat au Paradis de Musiciens.

Ici avec Bruce Springsteen lors de la prestation de serment de Barack Obama

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:32

 

"Votre recherche n'a donné aucun résultat. Merci de vérifier l'orthographe des mots": ne cherchez pas Luc Romann sur Deezer ou Spotify: i n'existe pas. Comme beaucoup d'autres. Et à force de ne pas exister, il est parti pour de bon avec son sac à chansons sur le dos. Et si on n' a pas ses albums vinyls, pas facile de retrouver sa trace.

 

 

De Luc Romann, au delà des quelques rencontres en tant que spectateur (mais c'était dans les années 70) j'ai le souvenir d'avoir fait sa première partie alors que j'étais un blanc bec rougissant et timide, accroché à ma guitare à Rennes en 1971, à la MJC de la rue de Redon. C'était un de mes tout premiers concerts, et lui était déjà un homme de scène confirmé, c'est à dire...qu'il était quasi aussi timide que moi, tout en finesse et en délicatesse. Il chantait "Le voleur" et "Le temps des chevaux". Un univers de nomade libertaire et tendre, pas vraiment taillé pour la guerre du show biz.

 

 

Je garde surtout au coeur cette belle chanson, Le mariage de Marie la Bretonne, reprise autrefois par les Tri Yann, et que chantait aussi Claude Leroux du temps du Stivel à Guilers, Finistère Nord.

 

 

Je vous renvoie à un dossier hyper complet écrit pas son ami Fred Hidalgo, dans son blog amoureux de la chanson: http://sicavouschante.over-blog.com/.

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 16:53

Quand j'étais ado boutonneux, je chantais "All I have to do is dream", à deux voix avec ma soeur. J'en ai gardé un souvenir ému des Everly Brothers, et un goût pour la ballade un peu sirupeuse, à la mélodie intelligente et suave à tomber. Comme disent Voulzy et Souchon: "ça fait pas pipi loin mais qu'est ce que ça sonne..."

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Published by Gérard DELAHAYE - dans souvenir une chanson coup de coeur
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 12:54

J'y allais un peu à reculons, en me disant: "ouais, encore un film militant, un peu chiant, mais bon...y a que ça à voir ce soir à Carhaix, alors, tant pis". J'avais tort! C'est un film formidable, qui ne se contente pas de faire fleurir de bons sentiments.

 

Le sujet: dans le quartier des Minguettes, à Lyon, en 1983, des jeunes cherchent comment lutter contre le racisme ambiant, contre les actes violents, de plus en plus nombreux en France à cette époque contre les immigrés et les enfants d'immigrés. Quelques uns d'entre eux, dont l'un qui a été blessé par balle, décident de marcher entre Marseille et Paris pour crier sans violence leur révolte. On suit leurs progression, difficile, les conflits, les doutes...Et c'est une vraie réussite de cinéma. Tous les comédiens sont excellents, il y a Djamel Debbouze, dans un personnage déglingué, et il y a Charlotte le Bon, qui n'a pas un premier rôle, mais elle est craquante à chaque instant, et tous les autres. Allez y, bon dieu! il va disparaître bientôt, ce serait trop dommage!

 

Et si vous êtes très attentif, vous pourrez identifier l'un des figurants dans la scène de grand débat avant l'arrivée à Paris: Elie Guillou!  On l'aperçoit pendant une ou deux secondes, paraît-il : la gloire, quoi!

 

Réal : Nabil Ben Yadir

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:03

Un ton simple, tamm kreiz, puis ton doub ! C'est beau, c'est beau ma doué que c'est beau!

 

Ah, au fait, qu'est ce que ça veut dire "flash mob"? Pour faire vite, ce sont des gens qui se rassemblent de façon impromptue et inattendue dans un lieu public, pour une action artistique ou politique. Les réseaux sociaux sont pratiques pour ça. Un petit historique ici sur wikipedia

 

En cherchant " flash mob"sur un moteur de recherche, vous en verrez une quantité. Mais celui ci est vraiment émouvant, non? 

 

 

 

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