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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 06:00

Sacré drapeau breton

Noir et blanc

1 et 0

Tout ou rien

Eux ou nous

 

Je rêve de nuances

Et quelle plus belle nuance

Nuance floue

Que ce mot glaz

Vert et bleu

Ni bleu ni vert

Vers l'univers

Ouvert au vent

Ciel dans la mer

Mer dans le ciel

 

Que nos rêves s'élancent

Bleus et verts

Verts et bleus

Glaz

Vers l'infini

Loin du unan daou

Nous

Eux

Noués mêlés mélangés

 

Que nos rêves s'élancent

Vers des triades

Vers les marées

Qui jamais

Ne reposent

Mais toujours interrogent

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 05:56

En toute modestie, je suggère  à Monsieur le Président de Etats Unis d'aller faire un tout en Franche Comté. Il y verra un parallèle avec  ce que nous, les humains si intelligents sommes capables d'infliger à la planète.

 

La pyrale, c'est un papillon, dont la chenille se délecte des feuilles de buis. Une fois l'arbuste totalement dévasté,  il prend un aspect sec, brûlé, tout le contraire du vert rutilant qu'on lui connaissait au dimanche des Rameaux, pour saluer  l'entrée de Jésus à Jérusalem quand j'étais petit et que je croyais encore à ces jolies histoires.

Ma voisine m'avait pourtant alerté, et je voyais bien que les buis dans mon jardin périclitaient peu à peu. Mais je n'ai pas pris les choses au sérieux. Une bonne taille, un bon  traitement,  et il n'y paraîtra plus, que je me suis dit.

Et voilà qu'à Besançon, j'ai pu mesurer l'ampleur de la catastrophe qui nous attend. Les buis n'y sont plus qu'un joli souvenir. Grillés, brulés, secs. Ces arbustes qui ont mis des décennies à croître ne sont plus que des squelettes.

 

Il m'arrive de me demander comment des ravageurs peuvent se condamner à mort en venant à bout de ce qui les nourrit.

Mais je ricane : heureusement, la pyrale est stupide ! dans sa petite tête d'insecte, elle ne voit pas qu'après avoir tout dévoré, ha ! ha ! elle devra disparaître. Plus rien à consommer. Elle scie la branche qui la nourrit.

Et nous, quand nous aurons grillé la planète, nous disparaîtrons comme les prédateurs que nous aurons été. Ha! ha! ha ! rions trois fois !

En attendant, je vais aller tailler, traiter (bio !). Et appeler  Monsieur  Trump à la rescousse, car je n'ai aucun doute : cet article va lui donner un vrai coup de pied aux fesses.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:34

Tricheries aux prestations sociales (allocations familiales, RSA...) :

150 millions d'euros.

Evasion fiscale :

60 milliards d'euros.

 

(source : Nicolas Hulot)

 

 

Les pauvres n'ont décidément aucune pudeur !

Salauds de pauvres !
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 16:44

« Gaumont va numéroter ses places au cinéma ». Merdalors ! Plus besoin d'arriver à l'heure : tu pourras te faufiler dans le noir entre tous les quidams stupides qui auront respecté l'horaire, pour gagner ta place, la meilleure, au milieu pas trop près pas trop loin. Le but inavoué est de nous faire tous passer par internet pour réserver nos places. Et ainsi supprimer des emplois, of course. La place de ciné, déjà exorbitante chez Gaumont, sera t-elle moins chère pour autant ? Non, bien sûr ! c'est comme les péages sur les autoroutes : plus trace de présence humaine, mais toujours plus cher.

 

Je râle, je râle. Le processus est en marche depuis longtemps. Oui, j'avoue : je suis complice. J'étais dans les premiers à utiliser les bornes automatiques au ciné Gaumont pour éviter de faire la queue. Et les files d'attente étaient longues, puisqu'ils avaient déjà supprimé des emplois de caissier (ère).

 

Je râle, je râle... Il y a quelques jours à la poste, le préposé m'a orienté vers le guichet automatique pour affranchir ma dizaine de lettres suivies. Ça m'a pris une vingtaine de minutes. Pendant ce temps là, il servait d'autres clients : gain de rentabilité. Mais le timbre, lui, augmente chaque année.

 

Je râle, je râle, mais hier, j'ai acheté des billets de train par internet : ça m'a pris une vingtaine de minutes, avec les essais et erreurs habituels. Mais pour la SNCF : gain de rentabilité.

 

A la station service, je me sers tout seul comme un grand : plus besoin d'attendre. Les jeunes d'ailleurs ne se doutent même pas qu'avant (avant quand ?) quelqu'un, une personne humaine, vous servait du carburant. On pouvait à l'occasion lui donner un petit supplément pour le service.

 

Si j'étais payé pour tous ces petits boulots, quel serait le tarif horaire ? Combien d'emplois supprimés si on ajoute tous ces petits services que nous rendons gratos aux entreprises, banques, poste, fisc (la déclaration par internet devient obligatoire), bientôt impôt à la source, l'employeur fera le travail de Bercy.

 

Restera t-il du monde un jour pour donner du travail aux machines ? Ou aurons nous tous disparu de ce monde utile ?

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 08:21

Un moignon de Stevie Wonder nous est servi jusqu'à l'écoeurement sur France Inter, dont je suis un fidèle auditeur depuis toujours. Les pubs ont envahi l'antenne, et c'est insupportable. Mais la pire est celle de la Banque Populaire , qui utilise deux notes, oui DEUX NOTES ! de la chanson "Free" de Stevie Wonder. Free ! Libre ! Un seul mot qui célèbre la liberté que nous procure cette Banque. Quelle farce !

 

Et en supplément, elle ampute cette magnifique chanson pour n'en garder qu'un moignon défiguré et dégueulasse, qui vous tourne dans la tête et c'est bien le but recherché !

 

A bas les publicitaires et leurs guillotines ! Qu'on les accroche avec le Croc à Merdre et qu'on les passe eux mêmes dans la Machine à Décerveler.

 

Jarry avec son Ubu Roi savait-il qu'il était un prophète ?

Alors, en guise de consolation, écoutez en entier cette chanson, cette voix d'or au groove intense qui chante la liberté. Et allez, libre autant que vous le pouvez, sur les chemins de la vie. Tâche pas si commode.

 

PS : Il reste encore France Culture, qui est un havre de paix, et qui prend le temps de parler en longueur des sujets traités...et sans pub !

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 08:42

J'ai découvert le folk américain en 68 - 69, et ça a été pour moi le prélude à une révolution musicale et culturelle. Je ne connaissais jusqu'alors que la chanson française et la musique anglo saxonne adoptée avec enthousiasme depuis une dizaine d'années. Et voici qu'un continent nouveau apparaissait, tout fleuri de mélodies simples et magnifiques, de récits captivants, qui semblaient raconter des histoires de vrais gens, qui vivaient dans une réalité rude et aventureuse, et pas seulement les histoires d'amour adolescentes chantées par Adamo ou même par les Beatles. Bien sûr, il y avait eu Bob Dylan avant ça, mais là je découvrais les origines où il s'était nourri.

 

Il y a eu d'abord Graeme Allwright. Imagine : je suis à Besançon au mois de mai, moi le Brestois pur jus, et je l'entends chanter : "j'ai voyagé de Brest à Besançon". Le choc ! Mais le premier qui m'a réellement scotché, c'est Pete Seeger. Il y avait la douceur et la précision de son chant, son choix de mélodies dans les albums "American Favorite Ballads", où j'ai ingurgité  des dizaines de chansons que je savais par coeur dès la deuxième écoute.

 

Et ça a bouleversé ma trajectoire de chanteur. J'avais l'impression de revenir chez moi, dans une maison chaleureuse, pleine d'humanité, que je connaissais depuis toujours mais que j'avais totalement oubliée. Par la suite sont arrivées les musiques traditionnelles de Bretagne, d'Irlande, d'Ecosse, dans lesquelles j'ai retrouvé aussi cette familiarité, et j'ai fait ma cuisine avec tout ça.

 

 

Hello America !

Alors aujourd'hui, je pense à lui, qui chantait la merveilleuse mélodie d"America the beautiful" :

 

O beautiful for spacious skies,
For amber waves of grain,
For purple mountain majesties
Above the fruited plain!
America! America!
God shed his grace on thee
And crown thy good with brotherhood
From sea to shining sea!

 

Et je me dis que le pauvre Pete, s'il était encore de ce monde, regarderait avec tristesse son pays si beau et si inquiétant.
 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 12:13

Ils me font bien rigoler ceux qui s'indignent  de la décision du jury suédois de décerner le Nobel à notre vieux Bob : "auteur de ritournelles", selon Pierre Assouline. Mauvais joueur, va ! C'est vrai, il y a le grand art et le petit art, le majeur et le mineur, et quand on entre dans le populaire, ça devient forcément mineur. Alors, je lève mon majeur en riant de cette bonne blague, qui nous fait nous déchirer pour des sujets ô combien profonds et fondamentaux.

 

Bob n'est plus un contestataire depuis longtemps, me semble t-il, mais il a marqué notre époque bien plus que beaucoup d'écrivains, même de renom. Il a apporté à un art populaire une dimension  inconnue jusqu'alors, a ouvert toutes grandes les Gates of Eden, a montré qu'un petit texte chanté de 3 minutes pouvait sinon bouleverser la société, au moins accompagner son bouleversement.

 

La chanson se situe au confluent de la parole et du chant, du conte et de la musique. Elle participe du mot et du son.

 

Pourtant, sa banalisation sur les ondes, dans la vie quotidienne, l'a littéralement vulgarisée. Multidiffusée, on n'y prend même plus garde, on vit dans un bain de chanson permanent, au supermarché, dans les bus, le métro, la rue, les jeux, elle est partout, et sa valeur s'en est d'autant plus dépréciée. Le moindre synthé bas de gamme vous pond des arrangements et des mélodies à la chaine et vous consacre compositeur, arrangeur. Tout collégien qui se respecte empoigne une guitare et invente deux couplets et un refrain : le voilà chanteur. Nous sommes donc des millions à prétendre descendre de l'ordre des chamans, poètes, magiciens! Je persiste pourtant à croire que cette forme d'expression est noble et mérite une place de choix dans les formes d'expression, je dirais même que c'est la plus noble des expressions populaires.

 

La chanson, comme le conte, est apparentée aux arts de la parole, l'un des plus anciens, sinon le plus ancien. Si on a des traces de peintures rupestres, on n'en a pas, et pour cause, des chants de la même époque, mais il est certain que récit et chant entremêlés racontaient des histoires de courage ou de peur, de dieux, de guerre, de victoire, de défaites, d'amour, de désir ou de chasse...Ce sont des arts magiques, liés au mot, et le mot à l'origine est action sur le monde. Nommer, parler, c'est agir. C'est participer de la puissance du rêve et de l'imaginaire.

 

 

Quant à la musique, dont la chanson est aussi une branche, elle peut toucher aussi profondément la psyché par des voies secrètes et mystérieuses. La beauté, le charme secret d'une mélodie, d'une harmonie musicale, font surgir des émotions subtiles et nuancées. Mais le plus souvent, faute de pouvoir définir avec des mots cet univers trop impalpable, nous le gommons, tout simplement, nous l'ignorons comme s'il n'existait pas.

 

La mélodie ? Nul ne s'y intéresse, nul n'en parle, tout simplement parce qu'il est difficile d'en parler, les mots restent à la porte, c'est de l'émotion pure, un pur mystère : pourquoi une mélodie fait elle mouche alors qu'elle est la simplicité même? J'ai passé une vie entière à la recherche de quelques rares pépites, toujours uniques, et jamais la veine n'est plus longue qu'une seule chanson. Il faut aussitôt reprendre sa barre à mine et creuser ailleurs, repartir à zéro, le mystère reste entier, toujours. Comme Brassens, je suis persuadé que la mélodie prime sur le texte. Trou de mémoire? On peut toujours faire la la la, la chanson continue à exister. Enlevez la mélodie, vous n'avez plus qu'un joli cadavre.

 

 

Quant à l'alliance des deux, le mot et la musique, mystère et boule de gomme, là aussi ! Ce mariage d'amour nécessite un sixième sens, une intuition aussi particulière que le mariage des couleurs sur une toile. J'ai entendu récemment Hélène Hazera définir une bonne chanson comme « une mauvaise musique sur un mauvais texte ». La formule est provocatrice, mais je la rejoins. Pas besoin de génie dans l'un ni l'autre. En revanche, le bon assemblage est acrobatique et toujours miraculeux. Voir Gainsbourg, ou plus récemment Camille. Je ne m'aventurerai pas à disserter sur le charme d'une voix, mais il faudrait là aussi entrer dans l'inconnu de la vibration, du pur inconscient.

 

Dans les circuits de la culture, il est fréquent de croiser des gens qui ont une bonne connaissance de théâtre ou d'arts plastiques, et on devine souvent quelques moues de mépris quand on évoque l'expression chantée, opéra excepté, bien sûr. Je crois moi que la chanson est un art, mineur, si on veut, peu importe, puisqu'elle vit de sa belle vie, légère et court vêtue, sautillante, dansante et profonde à la fois. C'est une fillette pétillante et rigolarde au milieu des douairières de la cour. La vie même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 08:11

Oiseaux, cessez de chanter !

Ecureuils, cessez de danser !

Dauphins, cessez de sauter !

Soleil cesse de briller !

Que règnent le silence, la nuit et l'immobilité !

 

Amjad Zabri assassiné
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 21:42
J'enrage pour le bocage !
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 08:18

Un magnifique coup de gueule dans cette vidéo, une chanson du quintet Hamon Martin

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