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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 08:12

(Je remets dans l'actualité cet article d'il y a quelques années)

 

Je ne sais pas si ce sont eux qui l'ont trouvé, mais je vous avais parlé il y a quelques temps de l'anagramme de MARINE LE PEN : AMENE LE PIRE.

 

anagramme2.jpg

 

Etienne Klein, physicien et Jacques Perry Salkow, pianiste de jazz, ont mis en commun leurs talents pour dénicher des anagrammes...

Voyez un peu :

ALBERT EINSTEIN = RIEN N'EST ETABLI

ENTREPRISE MONSANTO = POISON TRES REMANENT

LE MARQUIS DE SADE = DISSEQUER LA DAME

LEONARD DE VINCI = LE DON DIVIN CREA

épatant, non?

 

Et, en prime, j'ai appris qu'anagramme est un mot féminin.

 

(repris d'un article du Monde du 16/11) et je cours m'acheter le bouquin !

"Ces anagrammes renversantes", Flammarion, 109p, 10€

 

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 10:01

Je ne résiste pas à vous faire partager cet éditorial d'Audiofanzine, excellent magazine musical tourné vers la technique instrumentale et studio, qui remet les choses en perspective...Humour, certes, mais pas seulement. 

 

EDITO

 

100 miyards ! 100 miyards d'euros ! Oui, ça fait beaucoup d'argent… Mais ce sera loin, très loin d'être suffisant pour éponger la dette qu'a contractée le Monde auprès de la Grèce.  Ce serait l'inverse ? Non, j'insiste : la Grèce ne doit rien à personne, parce tout le monde lui doit beaucoup beaucoup plus que des milliards de milliards d'euros.

Sans même parler du carré de l'hypoténuse, du nombre Pi, du théorème de Thalès ou de la géométrie euclidienne  qui vous replongeraient un peu trop douloureusement dans le programme de maths de 4e, sans même m'attarder sur Hippocrate, le père de la médecine, Théophraste, celui de la botanique, Leucippe, celui de la chimie ou sur Aristote, père d'à peu près beaucoup trop de choses pour qu'on puisse les citer dans un mail de moins de 2 Go, sans même m'attarder sur Socrate, et Platon, et Hésiode, et Homère, et Diogène, et Epicure, et Sophocle, sans même m'attarder sur tous ces gens en chiton donc, je me souviens.

Je me souviens que notre sens du beau, du juste ou du rationnel, à nous occidentaux, a été forgé dans ce petit pays. Tout comme la démocratie que nous chérissons. Je me souviens qu'à peu près tous les mots les plus intéressants de la langue française ont une racine grecque, et je me souviens surtout, lorsque j'accorde une guitare que les douze notes qui font toute la musique que j'aime, elles ne viennent pas du blues, comme le croient Johnny ou Nikos Aliagas, mais de Pythagore.

Alors bon, 100 milliards, à l'heure où toute idée se monnaye, où tout propos se copyrighte, avouez que c'est finalement peu cher payé comme licence d'utilisation de notre monde moderne. Et puis je vois mal comment on pourrait reprocher aux Grecques d'être dans une telle mouise, dans la mesure où si quelques sangliers bon marché suffisaient à sustenter Toutatis et Belenos, c'était une autre paire de manches que d'avoir une centaine de Dieux de l'Olympe tous les jours à table, au prix où étaient le nectar et l'ambroisie… Et c'est sans compter les factures d'eau et d'électricité atteignant des montants astronomiques à chaque fois que Zeus et Poséïdon, un peu bourrés en fin de repas, se mettaient à refaire la cosmogonie…

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 21:45

J'évoquais Walt Whitman, il y a quelques jours...

 

WALT WHITMAN

 

Dédicace

 

Je chante le soi-même, une simple personne séparée,
Pourtant je prononce le mot démocratique, le mot En Masse,
C’est de la physiologie du haut en bas, que je chante,
La physionomie seule, le cerveau seul, ce n’est pas digne de la Muse;
je dis que l’Ëtre complet en est bien plus digne.
C’est le féminin à l’égal du mâle que je chante,
C’est la vie, incommensurable en passion, ressort et puissance,
Pleine de joie, mise en oeuvre par des lois divines pour la plus libre action,
C’est l’Homme Moderne que je chante.

 

Traduction : Jules Lafforgue

Walt Whitman (Feuilles d'herbe) 1819 - 1892

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 08:17

Que se passe t-il en 60 secondes sur le web ?

(extrait du Monde d'aujourd'hui)

 

l’agence Shanghai Website Design (Go-gulf.com/60seconds.jpg) fait le tour de la question. 70 noms de domaines sont enregistrés, 60 nouveaux  blogs sont créés, tandis que 1500 posts sont publiés et plus de 600 vidéos mises sur YouTube, soit une durée de visionnage de plus de 25 heures. En matière de téléchargements d’applications, on en dénombre plus de 1700 sur Firefox et pas moins de 13000 sur iPhone. Il ne faut pas plus de 60 secondes sur Twitter pour que 98000 tweets soient publiés et 320 nouveaux comptes créés. Et sur Linkedin, ce sont, dans le même laps de temps 100 nouveaux comptes qui voient le jour. 13000 heures de musique sont écoutées en streaming sur Pandora et 6600 nouvelles photos envoyées sur Flickr. Au rang des mastodontes, 694445 recherches sont lancées sur Google et 695000 statuts mis à jour sur Facebook, réseau social sur lequel ont afflué 510040 commentaires et 79364 publications. Toujours en 1 minute, ce sont 370000 minutes d’appels passés via Skype et 168 millions de mails envoyés.

 

Et malgré tout, je me dis : "il faut que je pense à mettre ça sur mon blog..."

 

PS : désolé, mais je n'arrive pas à modifier les mises en forme de police après un copier coller...Si quelqu'un parmi mes 7 milliards de lecteurs (population du globe fin octobre 2011) peut me tuyauter, je suis preneur !

 


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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 22:51

Cet ouvrage conséquent par le poids et la taille (près de 350 pages grand format, et un paquet de photos) retrace toute l'histoire du rock en Bretagne, dans toutes les grandes villes sans oublier Nantes. Il passe en revue tous les groupes, car il s'agit presque toujours de groupes, qui ont peu ou prou agité leurs mèches, même si certains étaient gominés, et gratté leurs guitares depuis le début des années 60, quand les amplis avaient une puissance de ...8 watts, et que le désir de « faire américain » tenait souvent lieu de talent.

Rok

 

Dans ce premier tome qui couvre les années 60, 70 et 80 (l'entreprise est d'envergure) on retrouve donc les Loups Noirs, les Jerrys, mais aussi of course Marquis de Sade et Etienne Daho. Pas mal de contributeurs journalistes et spécialistes de la musique y ont apporté leur contribution, dont Jean Théfaine, Olivier Polard (qui est l'auteur de « 40 ans de Rock à Brest » sorti il y a quelques années) ou Frank Darcel . J'ai eu quelques sursauts de nostalgie en lisant les lignes sur la Cave Vauban, à Brest, où j'ai  connu les premiers frissons des premières scènes. Pas du tout dans un groupe rock, d'ailleurs, mais comme chanteur-guitariste de l'orchestre Jean Gillet : grande école ! Un seul regret, très personnel : pas un mot sur les Schlinders (ils avaient emprunté leur nom à la marque d'ascenseurs), pour lesquels j'ai eu une admiration sans borne pendant leur courte vie de trois mois dans le quartier du Bouguen. Grave lacune d'érudition !


Et surprise ! Dans "Rok" ( sans le "c" ça ferait plus breton, paraît-il) on trouve un historique de Névénoé, le plus juste que j'aie lu jusqu'à présent. L'article signé Alain-Gabriel Monot conte les rencontres, les réflexions, les qualités et les travers de cette expérience, sous le titre : « Névénoé, Coopérative utopique ». J'en ai déjà parlé dans ce blog, il y a environ un an, au sujet de l'album la Faridondaine, qui fut le premier du catalogue, avec le N° NOE 30.001 (on avait de la marge!).


Si je dis « surprise », c'est que je ne m'attendais certes pas à voir Névénoé englobé dans le phénomène purement rock. « Folk rock poétique », je ne dis pas. Mais il y avait probablement des pseudopodes rock n' rollesques: les Beatles, Dylan, les Stones faisaient ouvertement partie de notre pinacle.


Re-surprise, un portrait géant pleine page de votre serviteur, barbe et cheveux à la « berger afghan », regard sur la ligne bleue des Monts d'Arrée, et un autre de Melaine Favennec, en artiste peintre inspiré regard rêveur vers l'intérieur.

 

Moralité, Névénoé fait officiellement partie de l'histoire. C'est-i bien, c'est-i pas bien? On s'en fiche, ce qui compte c'est aujourd'hui.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 22:27


Il m'est arrivé de traduire, ou plutôt d'adapter des textes de l'anglais (W.H. Auden...) ou de l'allemand (Bertolt Brecht, Goethe...). C'est toujours un exercice passionnant, qui exige patience, artisanat, virtuosité, humilité. Si (par malheur !) on a décidé de conserver dans la traduction un système rimé, on traverse l'enfer froid de l'échec (an ifern yen !) et chaud de la passion, car c'est passionnant !

 

J'ai découvert il y a plusieurs années un poème d'Emily Dickinson, affiché dans une rame de métro parisien pendant le mois de la poésie. Il m'a donné un petit coup à l'estomac, signe qui ne trompe pas, et comme je n'avais rien pour noter, je l'ai aussitôt appris par coeur. OK, il n'est pas long, mais j'étais heureux de mettre ma mémoire à l'épreuve...Dans l'ensemble, elle est plutôt boiteuse.

 

J'ai cherché et trouvé sur le web l'original de ce texte :

 

Water is taught by thirst

Land - by the ocean passed

Transport - by throe -

Peace -by it's battle told -

Love, by Memorial Mold

Birds, by the snow



Surprise ! J'en ai aussi trouvé plusieurs traductions :

 

On apprend l'eau - par la soif

La terre - par les mers qu'on passe

L'exaltation - par l'angoisse -

La paix - en comptant ses batailles -

L'amour - par une image qu'on garde

Et les oiseaux - par la neige

 

On apprend l'eau par la soif

La terre par les voyages en mer

La passion par les affres

La paix par les récits de guerre

L'amour par la mort

Les oiseaux par l'hiver

 

L'Eau, c'est par la soif qu'on la sait.
Le Sol — par l'Océan passé.
L'Envolée — par le piège —
La Paix — par ses récits de lutte —
L'Amour, par le Marbre d'un Buste —
Les Oiseaux, par la Neige.

 

Chaque nouveau poème (car c'est ce qui se passe) a ses qualités et ses défauts...Le deuxième, me touche particulièrement,  mais sans doute parce que c'est lui qui m'a ému dans le métro. Merci aux traducteurs, inconnus, et à Emily, disparue.

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