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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 08:30

Et voici que je retrouve ces bandes il y a deux ans. Mais comment les lire ? Trente ans ont passé. L'ère numérique a envoyé au rebut tous les matériels analogiques, surtout ces machines hybrides 8 pistes en format semi professionnel : Otari 8 pistes en format 1/2 pouce, une rareté. Je cherche pendant un bon moment (forums, facebook...) et finis par trouver un petit studio près de Rennes, dont l'ingénieur, Jérôme Vetter, est un passionné de vieux matos, et miracle, il vient de s'équiper de la machine ad hoc, qu'il a remise en état.

 

J'arrive chez lui avec les bandes. Il fait la grimace. elles sont enroulées sur un plateau, et non pas sur une bobine. Danger ! Si le plateau tombe, on risque de se retrouver avec un écheveau merdique, entortillé et indébrouillable de plusieurs kilomètres de long. Avec mille précautions il débobine la bande ( elle enroulée à l'envers, ce qui en principe évite la diaphonie ) puis rembobine à l'endroit.

la bande qui contenait de la musique magique...

la bande qui contenait de la musique magique...

Ouf !!! Voici enfin la bande sur une bobine et dans le bon sens de lecture. Il appuie sur la touche "Play". Ouin ouin ouin...ça nous donne ça :

Catastrophe ! la bande est moisie, et elle glisse sur les galets d'entraînement et sur les têtes de  lecture. Il essaie un nettoyage des têtes, rien à faire. C'est fichu...

Mais non !

Un coup d'oeil et une recherche internet plus tard, on apprend que le seul moyen pour récupérer la bande en état correct, c'est de la faire chauffer dans un four à une température basse et stable...

Coup de chance, il a un plan (que je garde secret pour ne pas le trahir !) pour utiliser un four professionnel dont on peut régler le thermostat de façon très précise. Et après ce traitement à 38°C pendant quelques heures, on peut enfin écouter le résultat, que vous livre ici, enregistré à Fouesnant en Juillet 1985, en public.

Voilà, fin de l'histoire, puisque je n'ai officiellement plus le droit de diffuser cette adaptation.

 

Et vous, si ça vous tente de conserver une archive rare vous pouvez me demander le fichier son (gratis) en m'envoyant un petit mot par ce blog, ce qui réjouira le blogueur !

 

Et tant qu'à faire, abonnez vous : il suffit d'inscrire votre adresse mail dans la case  à droite. Et vous quittez quand vous voulez.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:47

En 1984, Jean Bernard Vighetti était depuis quelques années déjà directeur du festival de Tombées de la Nuit à Rennes. Il avait le projet d'aider les artistes de Bretagne à réaliser des créations, vision parfaitement unique pour un festival. Et j'ai eu la chance de faire partie des artistes aidés de façon tout à fait concrète dans ce but : un budget de 100.000 francs, considérable pour l'époque, qui m'a permis de réunir trois groupes de quatre musiciens. Mon idée était de proposer une chanson française moderne et reliée, au moins par le son, à la tradition bretonne, ce qui donnait une triple équipe :

La Légende du Soldat Mort : épisode 2 - Javagavoroc

Pour le côté JAVA , il y avait TSF, ( Jean Yves Lacombe, Marinette Maignan, Philippe Berthe, Dominique Vissuzaine) qui débutait à l'époque sous ce nom (ils venaient d'abandonner le nom de "Mandibules" sous lequel ils avaient fait leurs début en tant que groupe) . Ils étaient chargés des choeurs et des fanfares, sax ténor, et tubas.

 

Je les avais rencontrés chez Etienne Tison, qui animait dans sa ferme près de Trégunc une asso baptisée du joli nom d'Aven Eden, et qui organisait chez lui concerts, spectacles, stages. Justement un stage de jonglage nous avait réunis, et hop ! nous voilà partis à partager un beau rêve. Etienne avait été par la suite associé à Javagavoroc, puisqu'il en était en quelque sorte le chargé de production, comme on dirait maintenant que les rôles sont bien plus cadrés. 

La Légende du Soldat Mort : épisode 2 - Javagavoroc

La partie GAVO, celtique, était assurée par une formule un peu modifiée de GWERZ, avec Jackie Molard au violon, Patrick Molard au pipe, Youenn Bihan à la bombarde et Per Tallec à la flûete traversière en bois.

Et la partie ROCK, un quartet avec François Daniel à la basse, Xavier Jouvelet à la batterie, Patrice Marzin aux guitares, et Patrick Péron aux claviers et synthés. groupe que j'avais baptisé pour l'occasion du joli nom de FLEUVE NOIR. 

 

 

 

Les répés ont eu lieu à Hennebont, pendant trois semaines. La ville nous accueillait, logés nourris ! C'était un petit miracle : je ne sais pas si on pourrait aujourd'hui réunir autant de monde aussi longtemps. Il faudrait un salaire + charges par journée pour chacun. On serait dans les choux.  

Ici, le groupe Gwerz, (l'équipe complète avec Soig Sibéril et Eric Marchand)

Ici, le groupe Gwerz, (l'équipe complète avec Soig Sibéril et Eric Marchand)

Nous avons joué à Hennebont puis à Rennes, place du Parlement début juillet 84. J'avais demandé à un ingénieur d'enregistrer en sortie de console, avec l'espoir que le son et le mixage seraient exploitables en disque. Mais le résultat éait loin du compte.

 

L'année suivante, nous avons rejoué une fois à Fouesnant. J'ai repris toute l"équipe avec quelques modifications. J'ai programmé quelques jours de répés auparavant et cette fois, j'avais demandé à un ingénieur, Hervé Marignac,  d'enregistrer en 8 pistes. Je me suis retrouvé à la tête d'un bon paquet de bandes qui ont atterri dans un armoire ancienne. Mais je suis passé à autre chose (l'émission Merlin Arkenciel sur France 3 Bretagne Pays de Loire). Les bandes sont restées dans des boites en carton, ont suivi deux déménagements.

 

Oubli. Les années passent. Javagavoroc est tombé dans les limbes du souvenir.

 

Et vous, si ça vous tente de conserver une archive rare, (soyons clair : une véritable pépite ! ) vous pouvez me demander le fichier son enregistré à Fouesnant en m'envoyant un petit mot par ce blog, ce qui réjouira le blogueur ! Et c'est gratuit.

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:00

Attention, je suis le rebelle ! En effet, je vais vous parler d'une chanson que j'ai traduite, adaptée dans les années 70. J'ai eu l'autorisation de l'éditeur et des ayant droits à l'époque, et je l'ai même enregistrée sur L'album Week End and Co en 1982. Mais voilà...avec mon ordre légendaire et suite à quelques déménagements, je n'ai pas retrouvé ce papier magique qui aurait fait preuve. Par acquit de conscience, pour être en règle, et aussi sans doute un peu benêt, j'ai redemandé l'autorisation au nouvel éditeur. Il faut croire que les temps ont changé, car cette fois, je n'ai plus le droit d'utiliser ma version. Profitez en un max, car je devrai peut être effacer tout ceci bientôt. 

 

CHAPITRE 1

 

Curieux destin que celui de cette chanson, rebondissements, endormissements, résurrections !

Cette anecdote vous donnera une idée de ce que peut être la vie d'un projet artistique, pleine de hauts, de bas, de pertes, de retrouvailles...

Vous savez peut-être qu'à l'origine, j'ai fait des études d'allemand. Vous savez peut être aussi que je suis issu d'une famille de militaires, et que j'ai été moi même en école militaire, toutes choses qui m'ont donné une haine tenace de tout ce qui s'en rapproche. Pour preuve, les nombreuses chansons que j'ai faites sur la guerre et ses ravages.

 

 

Aussi, quand j'ai découvert dans le milieu des années 70 "Die Legende vom Toten Soldaten" c'est à dire "La Légende Du Soldat Mort", chanson de Bertolt Brecht, qui  date des années d'après la guerre de 14-18, j'ai reçu un vrai coup de poing dans la gueule, tellement le texte est violent, hargneux, joyeux et terrible à la fois. Mais je dois dire que la musique originelle était un peu répétitive et mollassonne. Alors je me suis attaché dans un premier temps à traduire le texte, en essayant d'être fidèle à l'original, mais sans me tenir au mot à mot. Disons même que j'ai pris pas mal de libertés, mais en restant dans son esprit d'humour noir. Peu à peu, la scène a fait mûrir l'interprétation, c'est devenu une petite épopée cruelle, que j'interprétais tantôt seul à la guitare, le kazoo tenant lieu de fanfare, tantôt avec des musiciens.

 

 

Je l'ai enregistrée sur l'album "Week end and Co" en 82, dans une version énervée, très speedée, avec la guitare rageuse de Jacques Pellen en contrepoint. J'y ai même glissé "Allez les gars du Stade Brestois !", et un extrait de paillarde (j'étais "conseiller paillardes" d'un voisin étudiant chimiste quand j'étais moi même étudiant à Besançon). Et là, c'est vrai, on prenait carrément le large par rapport à la source sacrée du divin Brecht (ironie...!). Mais il faut dire que dans les années 70 Bertolt Brecht était quasiment sanctifié par ses apôtres, et le théâtre du Berliner Ensemble (à Berlin où je suis allé en 69) où il avait officié de son vivant était une église à sa gloire, un peu moisie dans le respect. J'avais donc à cœur de faire bouger les lignes.

 

Accrochez vous, c'est vénère, comme disent les d'jeun's. Et ça dure 7'33 ! ça suffira pour le premier chapitre de cette épopée.

Ça, c'est la version parue fin 82 chez Pluriel (Jean Foucher, producteur, que je salue au passage). Je saisis l'occasion de vous informer que cet album a été couronné par le "Grand Prix de l'Académie Charles Cros". La classe, non?

Mais ce n'est que le début du feuilleton, pardon, de la série.

 

Et si vous le souhaitez, je peux vous envoyer le fichier son de la chanson enregistrée en 1985 à Fouesnant en live. (C'est gratuit ). Envoyez moi simplement un mail par ce blog.

 

Et tant qu'à faire, quitte à me répéter, je vous suggère de vous abonner, en inscrivant votre adresse mail à droite. 

 

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 09:23

Ça pourrait être la " phrase du jour " : " Chic ! un nouveau film de Julie Delpy ". Julie, c'est notre Woody Allen à nous, tellement française, même si elle est moitié américaine. Des situations tordues juste comme il faut pour produire des dialogues vifs et fournis, des histoires de famille embrouillées à souhait, son papa hénôrme savoureusement anar et incorrect, ça grouille de monde et de gags...

 

J'ai adoré les trois comédies précédentes, (enfin, j'en ai vu trois, mais elle en est à son 6ème long métrage comme réalisatrice) toutes désopilantes, naviguant entre grosses blagues et humour plein de finesse. " Lolo " le nouveau devrait être dans la même veine.

 

Courons y !

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 13:42

"Tous les morts sont ivres" : texte d'une beauté obscure, poème de O.V de L Milosz, que j'avais mis en musique à l'occasion du spectacle avec Yvon le Men et Patrick Ewen "Vers l'Extrême Nord du Monde". 

 

"La Ballade du Nord Ouest" : album sorti en 97, bide absolu en ventes ! C'est pourtant un de mes préférés, avec des musiciens bretons hors pair : Alain Genty, Jackie et Patrick Molard, Jean Michel Veillon, Jamie McMenemy... Album très musical, donc. Et je viens de trouver (merci Robert Cuffi) cette vidéo, économe en images, mais le son y est !

 

Par les méandres des achats et acquisitions, après une sortie chez Blue Silver, c'est Sony qui en est devenu propriétaire. Ce serait bien qu'il le laisse exister sur Deezer ou Spotify, faute de mieux, non ?

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 06:33

Cette phrase ci, elle vaut le coup, si vous croyez encore que l'Europe est dirigée démocratiquement :

 

"I do not take my mandate from the european people"

"Je ne prends pas mon mandat auprès du peuple europeen"

 

 

Qui dit cela? C'est Cecilia Malmström, commissaire chargée du commerce et des négociations auprès de l'Union européenne, chargée, en particulier de mettre au point le très opaque traité TTIP.

 

Plus de 3.200.000 signatures pour une pétition contre le TTIP, ( vous pouvez signer ici ) 200.000 manifestants contre le TTIP à Berlin ce week end, mais cette dame s'en fout : elle n'est pas mandatée par le peuple. Le bus est en pleine sortie de route, les passagers crient au secours, mais le chauffeur répond : "j'ai des ordres de mon directeur".

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:27

Deux phrases du jour aujourd'hui, relevant du même humour anglo saxon...La première, c'est une redite, je l'ai déjà présentée ici :

 

Un banquier, c'est quelqu'un qui vous prête un parapluie par beau temps et qui le reprend lorsqu'il commence à pleuvoir.

Mark Twain

 

 

 

La phrase du jour (55)

Le prix Nobel, c'est une bouée de sauvetage lancée à un nageur qui a déjà atteint la rive

George Bernard Shaw

La phrase du jour (55)

Hello, Overblog, si tu me permettais de disposer les images à ma guise, au lieu de me les coller systématiquement à gauche, ce serait hypersuper !

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 07:29

On entend beaucoup le terme de « cynisme » à propos de l'affaire Volkswagen. Mais que veut donc dire ce mot ?

 

Larousse en ligne :

Attitude cynique, mépris effronté des convenances et de l'opinion qui pousse à exprimer sans ménagements des principes contraires à la morale, à la norme sociale.

 

Petit Robert :

Qui exprime ouvertement et sans ménagement des sentiments, des opinions qui choquent le sentiment moral ou les idées reçues, souvent avec une intention de provocation.

 

Le-dictionnaire.com

Refus a priori des normes morales et mise en conformité avec un ordre estimé naturel.

 

Lexilogos

Mépris des conventions sociales, de l'opinion publique, des idées reçues, généralement fondé sur le refus de l'hypocrisie et/ou sur le désabusement, souvent avec une intention de provocation.

 

 

Volkswagen et le "cynisme"

Mépris de l'opinion publique, ça c'est sûr. Mais peut être au fond que les ingénieurs et marketeurs de VW ont eu aussi une « intention de provocation », ou encore un besoin de « mise en conformité avec un ordre estimé naturel ». Je doute, je doute...

 

Je propose qu'on utilise plutôt de VOL, TRICHE, ARNAQUE, ESCROQUERIE, FILOUTERIE, FRIPONNERIE, MALVERSATION, RAPINE, BRIGANDAGE, PILLAGE, MALHONNETETE, ABUS, HOLD UP, LARCIN, GRIVELERIE etc. Ah, les beautés de la langue ! 

Volkswagen et le "cynisme"

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 07:35

J'ai écouté attentivement les 40 ' de cette vidéo, en voici quelques extraits. Ça ne se passe pas au Maghreb, mais en France (à Brest ?).

 

Extrait du cours de R. Abou Houdeyfa "la musique expliquée aux enfants"

"Quelqu'un qui écoute de la musique il fait un grave péché... Il écoute Satan...
Satan veut t'exciter par la musique pour t'attirer en enfer... La musique c'est la voix de Satan...

Le prophète il ment jamais. Il a dit : "Ceux qui font de la musique seront engloutis par la terre, ils seront transformés en singes et en porcs." Ceux qui sont ici et qui aiment la musique, c'est ceux qui aimeraient bien être transformés en singes et en porc. Il faut choisir son camp ! Cette transformation, c'est pas physiquement, c'est dans la tête. Ils vont se mettre à ressembler aux animaux.

La musique ça fait naître le mal, ton coeur devient noir, et ça t'empêche de prier.
Tu dois combattre pour la repousser. Et plus ton combat est dur, plus la récompense sera grande."

Les seuls chants qui sont autorisés : les anachid (chants religieux) qui parlent de la religion, sans instruments de musique.

Exception : les femmes ont droit de jouer du bendir, mais seulement dans les mariages.

 

On comprend mieux les tristes aventures de La guitare de Gao

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:41

Guy Béart, racontait que sa chanson L'eau vive, était restée trois semaines en tête du hit parade. L'eau vive , une chanson naïve, fraîche comme un clapotis, pour les auditeurs de 1958 encore tous reliés à la campagne, à la nature, par leurs parents ou au moins leurs grands parents.

On mesure le changement d'époque.

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