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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 07:13

 

si vous aimez lire, si vous aimez la musique, et que vous avez un peu de temps devant vous (1046 pages en 10-18 quand même) foncez acheter ou emprunter "Le temps où nous chantions" de Richard Powers. Un roman foisonnant qui brasse plus d'un demi siècle de l'histoire américaine à travers le parcours de deux garçons, Jonah et Joseph (JoJo) nés avant guerre et pour leur malheur d'une mère noire, chanteuse très talentueuse dont la voix sera emprisonnée et empoisonnée par les préjugés raciaux, et d'un père juif allemand, physicien génial et lunaire, qui fréquente au quotidien les plus grand cerveaux de la physique et de la recherche.


 

Le-temps-ou-nous-chantions.jpg

 

 

La musique est la respiration de la famille Strom. On chante, on chante jour et nuit ou presque, on improvise, on mélange les thèmes, et les enfants grandissent dans la musique comme des poissons dans l'eau. Jonah se révèle très tôt un chanteur extraordinaire, et Joseph un pianiste de grand talent.

Les deux enfants sont élevés sans souci de leur couleur, erreur funeste aux USA, et mettront une vie à accepter, comprendre et surmonter chacun à sa façon les conséquences de ces barbelés mentaux.

 

Préparez vous à jubiler, trépigner de rage, voyager dans l'espace et le temps, (le temps est, avec le racisme et la musique, l'un des grand s sujets du roman). Accrochez vous par moment aux arbres, pour résister à ces flots puissants de mots et d'images. Nulle part je n'ai vu aussi bien parler de la musique, qu'elle soit grande, modeste, religieuse ou chansonnette : c'est un bonheur !   


Richard Powers

Richard-Powers.jpg

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 21:07

Si la grand père ne jouait pas si fort...


 

 

On entendrait son petit fils jouer de la guitare !

 

ah ! Là on l'entend mieux ! Il promet, ce petit..

 


 


 

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:11

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 21:11
"Quelle drôle de terre" est un spectacle qui regroupe des chansons sur des personnages emblématiques du XXème siècle, de Nelson Mandela à Zinedine Zidane, en passant par Youri Gagarine et Théodore Monod. Je le joue parfois avec un orchestre, plus souvent avec des choeurs d'enfants, et chaque fois, c'est une grande émotion.  

Voici Gérard d'Aboville, extrait d'un concert "Quelle drôle de Terre", à Quimper il y a quelques années : avec moi, une quarantaine de musiciens, élèves et professeurs de l'Ecole de Musique de Quimper, et une centaine d'enfants choristes, élèves de la même école : un événement inoubliable ! Les arrangements originaux ont été écrits par Hervé Lesvénan et Pascal Salmon, à l'initiative du Festival Théâtre à tout âge

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 06:50

si la raison dominait sur la terre, il ne se passerait rien

 

Bernard le Bouyer De Fontenelle (1657 -1757)

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 07:54

 

 

Mamert, Pancrace et Servais : je me suis renseigné. Et même si les esprits avertis nient l'effet des trois zigotos gelés, ils étaient à mes côtés hier sur la grande scène de la "Fête de l'enfance" à Plabennec.

Et ils avaient droit, les veinards, sur l'herbe à des ateliers de rugby, de graff, de hockey, de poney, et sur la scène se succédaient les ateliers de l'année : djembé, danse indienne, et chanson. Là j'ai été scotché : on fait encore chanter aux enfants : "sur le pont d'Avignon", version longue qui passe en revue tous les métiers du monde : les boulangers font comme ça, les menuisiers, les militaires, les musiciens... et ça n'en finit pas . Quant au loup de "Promenons nous dans les bois", il n'oublie pas une chaussette ni un mouchoir. Quand j'ai entendu "Farine de froment farine de blé noir", outre le fait que ce soit ma chanson, et que ça fait toujours plaisir, je me suis dit qu'il y avait un minuscule espoir pour les choses changent, un peu, un de ces jours lointains.


la scène et les bancs : ce qu'on découvre en arrivant sur les lieux avant le public. Ajoutez y le vent gelé. Ambiance !

 

avril mai 2012 049Je garde le souvenir de ce garçon de six ou sept ans, un vrai lutin souriant frappant avec enthousiasme sur son tambour, et qui produit un son ferme et plein, parfaitement en rythme. Paraîtrait qu'il prend aussi des cours de batterie : voilà un futur virtuose pour 2025.

 

Dehors, public frigorifié, et quand est venu mon tour, j'ai gardé mon petit maillot sous ma chemise, et je me suis lancé. La scène tournait le dos au soleil, mais elle était bien orientée face au vent de noroît. Mains quasi gelées, au bout d'une heure, j'ai jeté l'éponge, mais à part les mains je vous jure que j'étais réchauffé : rien ne vaut un bon concert pour se sentir en pleine forme en ces jours d'anticyclone d'hiver.  

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 19:46

Je ne fais pas un métier : je suis artiste 

 

Laurence Equilbey, chef d'orchestre

 

Laurence-Equilbey.jpg

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 09:19
Comment ? C'est sorti en 2009 et on ne m'a rien dit ! Prenez un quart d'heure de ce dimanche pluvieux d'élections pour ce petit bijou. 

Imaginez un monde entièrement dédié aux marques et à leurs logos : on n'en est pas loin dans ce film d'animation extraordinaire (Oscar du film d'animation) dont les trois réalisateurs sont français: cocorico !...(François Alaux,Hervé de Crécy,Ludovic Houplain). Sur un rythme efféné, c'est une merveille un peu inquiétante, dans laquelle Ronald Mac Donald joue le méchant, pas très loin du Joker de Batman. Six années de boulot ! Omar et Fred interprètent une partie des voix françaises. Et ça se termine dans une ironie comique et cosmique.  



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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 06:17

Quand j'étais (plus) jeune, j'ai adoré Brigitte Fontaine. J'aimais sa folie furieuse, j'avais besoin d'elle, je m'identifiais à son arc en ciel libertaire et échevelé, je m'en suis nourri abondamment. Le temps a passé, et j'ai découvert avec le temps que j'avais plutôt la folie du taureau que je suis, folie patiente, appliquée et lente. Je suis moins sensible maintenant à son univers hors norme. Je me disais : elle m'a fait passer par instants de l'autre côté de la rivière, elle m'a abreuvé de ses mots et de ses musiques, de ses rêves à part, c'était autrefois, merci, Brigitte !

 

Brigitte-Fontaine.jpg

 

Et voilà que j'entends à nouveau cette chanson, qui s'intitule tout simplement "Brigitte" et qui me bouleverse, bien longtemps après l'impact initial, quelque part au milieu des années 70. "Brigitte, toujours au fond des cafés comme au fond d'un bois, tu ne veux pas qu'on te voie...". Ecoutez son mystère, sa tendresse, la douceur feutrée de sa tristesse...La mise en place rythmique, très loin de l'évidence...



 

(satané lecteur Deezer qui ne veut pas se caler en milieu de page, gast !)

Et ensuite, allez donc écouter "Comme à la radio", (qui dure plus de 8 minutes) avec l'Art Ensemble of Chicago, enregistré en 69 et qui n'a pas pris une ride : il est toujours aussi dérangeant et aussi moderne. Rare mariage maîtrisé de chanson et d'impro musicale.

 

Brigitte Fontaine 2

 

Si vous trouvez la page de cet album sur Deezer, vous noterez qu'elle est qualifiée de "post punk", ce qui contribue à l'humour colossal qu'elle a toujours distillé sans mesure. Fortiche d'être post punk à la fin des années 60, non? Les prophètes et les poètes sont hors du temps.     

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 07:27

In memoriam 15 décembre 2007


 

SDF sous les tentes igloo

Kadhafi sous sa tente itou

Carla et Nicolas

Bras dessus bras dessous

vont à Disneyland

Sarkoland

 

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